Emmanuel Macron a clairement annoncé que la France votera contre l'accord commercial avec le Mercosur lors du prochain sommet à Bruxelles. Cette déclaration a suscité des réactions contrastées parmi les agriculteurs, notamment Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA. "Enfin, le président s'exprime, mais cela vient trop tard", a-t-il déclaré sur franceinfo, ajoutant que ce vote ne serait pas suffisant pour apaiser les craintes des agriculteurs.
Cette décision fait suite à des années de débats sur cet accord, qui prévoit une augmentation des échanges commerciaux entre l'Union européenne et les pays du Mercosur tels que le Brésil et l'Argentine. De nombreux agriculteurs craignent que cet accord n'entraîne une concurrence déloyale et menace la durabilité de l'agriculture française. Les doutes ont été accentués par les préoccupations liées à l'impact environnemental de l'élevage intensif en Amérique du Sud.
Les experts, tels que Sophie de Menthon, présidente du mouvement des entreprises de France, ont exprimé leur soutien à la décision de Macron. Elle a souligné que la protection de l'agriculture locale est essentielle pour maintenir la sécurité alimentaire en France. D'autres, comme l'économiste de l'Institut Montaigne, estiment que cette position pourrait avoir des répercussions négatives sur les relations commerciales de la France à long terme. Selon lui, "il serait judicieux de chercher des accords qui équilibrent développement économique et protection des ressources locales".
La réaction des agriculteurs face à cette décision pourrait être déterminante pour l'avenir politique de Macron. La FNSEA, représentant la voix de dizaines de milliers d'agriculteurs en France, a déjà prévu plusieurs manifestations pour exprimer son mécontentement et rappeler les enjeux cruciaux de la souveraineté alimentaire. Ce vote pourrait ainsi s'inscrire dans un contexte plus large de révolte face à des politiques jugées déficientes.







