La Russie intensifie son exploitation économique dans les territoires ukrainiens qu’elle contrôle militairement. Selon des études récemment révélées par Reuters, le gisement d'or de Bobrykivske, situé dans l'oblast de Louhansk, vient d'être adjugé pour 9,7 millions de dollars à une société associée à l'entreprise minières russe Polyanka. Ce site, auparavant développé par l'australienne Korab Resources avant le début du conflit en 2014, contient environ 1,64 tonne d'or.
Un gisement d'or estimé à 260 millions de dollars
Les évaluations estimant la mine à environ 1,64 tonne d'or font grimper sa valeur à près de 260 millions de dollars, bien au-delà du prix de vente. Ce transfert de ressources s'inscrit dans une stratégie plus vaste de Moscou, visant à vendre en ligne de nombreux biens ukrainiens, allant des mines aux terres agricoles.
Mainmise sur les métaux critiques et le lithium
Le Kremlin semble particulièrement concentré sur l'exploitation des minéraux vitaux pour les technologies contemporaines. En juin 2025, l'armée russe a pris le village de Shevchenko, donnant accès à un gisement de lithium crucial, réputé par le Service géologique ukrainien pour ses importants potentiels. Outre le lithium, ce site abriterait des métaux rares comme le tantale, le niobium et le rubidium, tous vitaux pour des applications modernes.
L'Ukraine, un réservoir stratégique mondial objet de convoitises
Le sous-sol ukrainien recèle 20 des minéraux et métaux jugés critiques au niveau mondial, dont le titane, essentiel pour les secteurs de la défense et de l'aérospatial. L'exploitation par la Russie de ces ressources prive l'Ukraine de richesses essentielles à sa reconstruction post-conflit. Cette appropriation systématique des richesses naturelles transforme les zones occupées en pôles d’extraction profitable aux entreprises russes.
Vladimir Poutine n’est pas le seul à scruter les ressources naturelles ukrainiennes. En mai 2025, après des tensions marquées entre les États-Unis et l'Ukraine, les deux nations ont signé un accord visant à créer un fonds d'investissement pour la reconstruction du pays, principalement alimenté par l’exploitation des minerais, du gaz et du pétrole de l’Ukraine. La question demeure : Moscou aura-t-il déjà tout dépouillé d'ici là ?







