Le premier ministre appelle, le vendredi 27 mars 2026, à une stricte "maîtrise" des finances publiques, pour éviter le retour aux dépenses excessives du "quoi qu’il en coûte" en dépit des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine.
"Nous avons déjà vécu le “ quoi qu’il en coûte ”. La transparence et la maîtrise des finances publiques doivent être notre priorité, peu importe les circonstances", a déclaré Sébastien Lecornu lors d'une réunion à Bercy sur les finances publiques. Le ministre s'est entretenu avec ses collègues ministériels pour passer en revue les enjeux budgétaires.
Avant cette rencontre, il avait partagé sur X son objectif de réduire le déficit public à "moins de 5 %" en 2026, suite à un déficit de 5,1 % pour 2025, mieux que prévu grâce à une augmentation des recettes fiscales. "La méthode fonctionne. Mais la stabilité politique joue également un rôle clé. Nous avançons prudemment vers cet objectif", a-t-il ajouté, tout en soulignant que la situation internationale est déterminante.
"Aucune raison de se réjouir"
Durant son intervention, il a souligné l'importance de rester vigilants malgré de bonnes nouvelles. "On reste à 5,1 % de déficit; il n'y a aucune raison d'être satisfait", a-t-il précisé, évoquant les incertitudes économiques, notamment dues à la hausse des prix des combustibles. Le ministre a également rappelé que "face à un déficit aussi élevé, il n’existe pas de réserve financière", tout en indiquant que ses ministres annonceraient prochainement des "mesures d'assistance ciblées" pour les secteurs en difficulté.
Malgré son manque de majorité à l'Assemblée, Lecornu a réussi à profiter des ambitions gouvernementales, en affirmant que "la stabilité politique génère des recettes. Quand le bateau navigue à nouveau, cela ouvre les perspectives, favorisant ainsi l'entrée de nouveaux fonds".
Une attention particulière aux arrêts maladie
Concernant les finances de la Sécurité sociale, il a insisté sur la nécessité d'"affiner notre pilotage" face à un phénomène d'"arrêts maladie préoccupants" qui pourrait aggraver le déficit public. Plusieurs réunions à Matignon ont été menées à ce sujet, alors que des tensions entre le gouvernement et les médecins libéraux persistent. Lecornu a déclaré que, bien que certaines mesures ont été modifiées, "il est essentiel d’accompagner ces réformes par des ajustements structurels", tout en évoquant des projets touchant les collectivités locales et l’Assurance-chômage.







