Cette semaine, deux bébés tigres du Bengale, Huru et Hara, nés en juillet dernier au zoo de Bandung, en Indonésie, ont tragiquement perdu la vie, laissant les responsables de la conservation perplexes. Un porte-parole de l'agence de conservation a confirmé la nouvelle à l'AFP le 27 mars 2026.
Les jeunes tigres ont été atteints d'une infection virale dès leur naissance, causée par le virus de la panleucopénie féline (FPV), qui présente un risque élevé pour les animaux jeunes, comme l'indiquent plusieurs études. D'après les sources, Hara a succombé mardi, alors que Huru a perdu la vie deux jours plus tard, malgré les efforts désespérés des vétérinaires pour les sauver.
Qu’est-ce que la "peste du chat" ?
Avant leur décès, Huru et Hara ont présenté des symptômes alarmants tels que des vomissements, de la diarrhée et une léthargie. Ces signes sont typiques des infections à FPV, souvent mortelles chez les jeunes félins. Le maire de Bandung, Muhammad Farhan, a exprimé sa tristesse sur Instagram, soulignant l'importance d'améliorer la biosécurité au sein des établissements animaliers.
La FPV, souvent appelée "peste du chat", touche principalement les félins non vaccinés ou mal vaccinés, ce qui soulève des questions sur les pratiques de vaccination au zoo de Bandung, qui est actuellement fermé depuis plusieurs mois en raison de problèmes de gestion.
Problèmes au zoo ?
Ce n'est pas la première fois que le zoo de Bandung est sous le feu des critiques. En 2017, des défenseurs de la faune avaient appelé à sa fermeture suite à des allégations concernant le traitement inhumain d'autres animaux. De nombreux ours malais avaient été vus dans un état lamentable, cherchant de la nourriture auprès des visiteurs, ce qui avait choqué l'opinion publique.
En dépit des inquiétudes soulevées, l’AFP n’a pas réussi à joindre les autorités responsables du zoo pour obtenir des commentaires sur la situation actuelle. Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le tigre du Bengale est une espèce vulnérable avec moins de 4.000 individus restant dans la nature, principalement répartis entre l'Inde, le Népal, le Bangladesh et le Bhoutan.







