Près de sept ans après le tragique décès d'Elisa Pilarski, retrouvée morte dans la forêt de Retz, le procès de son compagnon, Christophe Ellul, pour "homicide involontaire" se poursuit à Soissons. Au micro de RTL le 4 mars, Vincent Labastarde, l'oncle de la victime, a affirmé que Christophe était "dans le déni" et "ne souhaite pas endosser ses responsabilités".
L'émotion est palpable au tribunal, où le deuxième jour d'audience a été marqué par des tensions entre Vincent Labastarde et Christophe Ellul. Le 16 novembre 2019, Elisa, âgée de 29 ans et enceinte de six mois, était retrouvée morte, le corps marqué par les morsures, alors qu’elle promenait Curtis, le chien de son compagnon, dans la forêt de Retz dans l’Aisne.
Depuis le 3 mars, Christophe Ellul est jugé devant le tribunal correctionnel de Soissons pour "homicide involontaire", maintenant sa version selon laquelle Elisa aurait été attaquée par une meute de chiens de chasse. Une narration que conteste fermement son oncle. "J'ai ma conviction sur ce qui s'est passé. Ce procès est une étape, mais il ne ramènera pas Elisa", a déclaré Vincent Labastarde à RTL.
Vincent a également souligné comment Christophe "évitait de confronter les faits", affirmant : "Il le sait depuis le début et il est dans le déni. Ce n’est pas simplement qu'il ment, mais qu'il ne prend pas la mesure de ses responsabilités".
Il le sait depuis le début et il est dans le déni. Ce n’est pas qu’il ment, mais qu’il ne s’ouvre pas et ne veut pas prendre ses responsabilités.
Vincent Labastarde, oncle d'Elisa Pilarski
Lors de l’audience, Vincent a interpellé Christophe sur le dernier appel d’Elisa, dans lequel elle aurait mentionné avoir été mordue par une meute de chiens. Cet échange tendu a révélé des tensions profondes, Vincent demandant pourquoi Christophe n’avait pas alerté les secours, ce dernier se défendant en arguant que la victime parlait de morsures "au bras et à la jambe".
Le pitbull Curtis, au cœur du dossier
Curtis, le chien du couple, est considéré comme un "scellé vivant" par la justice. Des expertises ont conclu que l'animal était à l’origine des blessures mortelles. Les analyses ADN effectuées sur les 21 chiens de chasse présents durant l'incident n'ont révélé de correspondance qu'avec celui de Curtis. Néanmoins, Christophe continue de soutenir qu'une meute était également impliquée.
Pour Vincent Labastarde, cette approche démontre un refus de considérer la douleur inhérente à la situation : "Si un de mes chiens mord quelqu'un, je ne dirai pas que ce n'est pas possible. C'est un animal", souligne-t-il. Selon lui, Christophe ne peut pas envisager que son propre chien puisse être responsable, une idée qu'il trouve trop difficile à accepter.
En dépit de la demande de justice de la part de la famille, Vincent met également l’accent sur la nature des faits : "Il s'agit d'un 'homicide involontaire', un accident", précise-t-il. Toutefois, il déplore que la situation aurait pu être évitée si le compagnon d’Elisa avait reconnu plus tôt la responsabilité de Curtis. "S'il avait été honnête dès le départ, nous ne serions peut-être pas ici aujourd'hui", conclut-il.







