Le parquet de Paris a déclaré, le 14 février 2026, avoir constitué un groupe de magistrats référents. Leur mission est d'examiner les éléments susceptibles d'impliquer des Français dans l'affaire Jeffrey Epstein, suite à la divulgation de documents publiés par les autorités américaines, selon les informations rapportées par l'Agence France-Presse (AFP).
Le parquet précise que les investigations pourraient concerner « des infractions de diverses natures, notamment à caractère sexuel ou financier ».
En réponse à une demande de l’AFP, une source proche du dossier a expliqué que l’équipe travaille en concert avec le Parquet national financier, ainsi que la direction nationale de la police judiciaire. « Nous utilisons les documents récemment diffusés aux États-Unis pour ouvrir des enquêtes », a-t-elle ajouté.
Dans un développement séparé, le parquet a également été saisi de trois nouvelles affaires. Le 10 février, une alerte du ministère des Affaires étrangères a mentionné Fabrice Aidan, un secrétaire aux affaires étrangères, dont le nom apparaît dans les documents américains, sans précisions supplémentaires. Cette information est en cours d'examen par le parquet.
Le 11 février, une plainte d'une femme suédoise a été déposée contre Daniel Siad, un recruteur de mannequins. Elle l'accuse de « faits de nature sexuelle qu’elle qualifie de viol, présumément commis en France en 1990 ».
Enfin, le 12 février, un signalement a été reçu concernant le chef d’orchestre Frédéric Chaslin, accusé de harcèlement sexuel en 2016. Cette plainte fait également l'objet d'une analyse par le parquet de Paris.
Ce déploiement des efforts judiciaires souligne les répercussions continues de l'affaire Epstein et la volonté des autorités françaises d'éclairer les situations qui pourraient impliquer des compatriotes.







