Paris (France) – La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a exprimé mercredi son choc face aux refus d'une partie des députés socialistes, notamment celui de Boris Vallaud, concernant sa participation à la primaire de la gauche en vue de l'élection présidentielle de 2027. Dans un entretien avec RTL, elle a déclaré : "Les électeurs de gauche de tout ce pays attendent autre chose de notre part que des disputes sur la primaire. Cette primaire aura lieu, car nous n'avons pas d'autre choix."
Tondelier, qui se positionne comme candidate à ce scrutin, tentera de rassembler des soutiens à gauche, notamment parmi des figures comme François Ruffin (Debout!) et Clémentine Autain (l'Après). En revanche, d'autres leaders tels que Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Raphaël Glucksmann (Place publique) ont choisi de ne pas participer.
Alors que le Parti Socialiste n'a pas encore pris de décision officielle sur sa participation, son dirigeant Olivier Faure soutient cette initiative. Cependant, la semaine dernière, le député Jérôme Guedj a annoncé sa candidature à la présidentielle, suivi par Boris Vallaud, qui a qualifié la primaire d'insuffisante pour unir la gauche face à l'extrême droite.
Marine Tondelier a vivement réagi : "Je suis profondément choquée d'entendre des critiques à l'égard des primaires, alors que nous devrions nous concentrer sur l'unité. Cela fait deux presidentielles que la gauche n'accède même pas au second tour. Ce n'est pas le modèle que je souhaite proposer aux électeurs de gauche et écologistes une troisième fois." Elle a souligné que ceux qui s'opposent à cette primaire porteront une responsabilité historique.
Ces tensions au sein de la gauche soulignent une fissure qui aggrave les défis à venir, comme le note le journal Le Monde. Le besoin d'une stratégie commune semble plus pertinent que jamais pour faire face aux enjeux électoraux de demain.







