Ce mercredi marque la fin du procès en appel concernant l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national (ex-FN) au Parlement européen. Après quatre semaines de débats, la cour rendra sa décision le 7 juillet, un moment crucial pour Marine Le Pen et ses onze coprévenus.
Le groupe est accusé d'avoir eu recours à des fonds européens pour rémunérer des assistants dont le travail était principalement au bénéfice du RN. Le 3 février, les avocats généraux ont requis à l'encontre de Marine Le Pen des peines sévères, dont quatre ans d'emprisonnement dont trois avec sursis, une amende de 100 000 euros, ainsi qu'une inéligibilité de cinq ans. De telles sanctions pourraient compromettre son avenir politique, notamment sa possible candidature à la présidentielle de 2027.
Marine Le Pen, lors de son interrogatoire, a plaidé la bonne foi, minimisant l'accusation de délit en pointant du doigt le manque d'alerte du Parlement européen sur certaines pratiques, comme rapporté par France Bleu.
Les avocats de Marine Le Pen plaident la relaxe
Rodolphe Bosselut, l'un des avocats de Marine Le Pen, a plaidé pour la relaxe en contestation des accusations de détournement de fonds publics. La défense insiste sur l'absence d'un système organisé, contesté aussi par l'avocat du RN, David Dassa-Le Deist, qui a parlé de "manquements administratifs" plutôt que de fraude délibérée.
La décision à venir aura des répercussions majeures sur l'avenir politique de Marine Le Pen. "Plus la décision était rendue tôt, mieux je me portais", a-t-elle déclaré, exprimant ainsi l'urgence de la situation, comme l'a noté France Bleu.
Une décision juridique qui aura des conséquences politiques
Me Bosselut a souligné le caractère complexe du dossier et l'importance d'une réponse réfléchie de la part de la cour. Il a affirmé que, bien que la décision soit d'ordre juridique, elle portera des conséquences politiques significatives pour l'avenir de Marine Le Pen dans les sondages à venir.
Reste à savoir si la cour lui permettra de conserver ses ambitions présidentielles. Le verdict du 7 juillet ne sera pas seulement une question de justice, mais pourrait aussi être déterminant pour l'avenir du RN et son rôle sur la scène politique française.







