La Haute Cour de justice de Galice a récemment jugé abusif le licenciement d’un vendeur d’une célèbre enseigne. Accusé d’avoir fraudé le pointage et quitté son poste prématurément pour faire ses courses, l’employé a réussi à prouver que ses supérieurs adoptaient les mêmes pratiques. L’entreprise sera donc contrainte de lui verser 21 114,25 euros, comme rapporté par Noticias Trabajo.
Pour ce salarié espagnol, dix années de travail se sont soudainement écroulées. Embauché en novembre 2014, il a reçu son licenciement le 12 décembre 2024. Son employeur l'accusait de diverses fautes, commises à la fin du mois précédent, notamment de quitter son poste cinquante minutes avant la fin de son service, d’utiliser un téléphone personnel (formellement interdit) et d'avoir manipulé le système de pointage. Selon l’entreprise, lui et un collègue s’échangeraient leurs badges pour masquer des retards.
Le message WhatsApp change la donne
Le tournant du procès fut une conversation WhatsApp, qui a exposé que la responsable du magasin avait elle-même demandé à utiliser le code d’un collègue pour pointer à sa place. Cette preuve a convaincu la Haute Cour de justice de Galice, qui a souligné l’existence d'une "certaine tolérance" de l’entreprise envers le pointage par des tiers. En conséquence, le comportement du salarié n'était pas suffisamment grave pour justifier un licenciement disciplinaire.
La sentence tombe
Après analyse, la Cour a déclaré le “licenciement abusif”, comme le rapportent nos confrères espagnols. L’entreprise se retrouve donc face à deux choix : réintégrer le vendeur ou lui verser la somme conséquente de 21 114,25 euros. Cette affaire soulève des questions sur l’égalité de traitement au travail et la responsabilité des employeurs dans la gestion des pratiques internes.







