Dans son entretien avec Libération, le maire a exprimé son choc face aux allégations portées contre Roman Abreu, ex-directeur de communication de Jean-Michel Aulas. Cette affaire a été révélée par une ancienne membre de l'équipe qui l'accuse de viol.
Au cours de l'interview, Doucet a déclaré : "Je suis accablé par ces révélations et je me sens responsable d'agir. Il me semble crucial d'exprimer ma compassion envers la victime." Il a interrogé la responsabilité de ceux au sein de l'équipe d'Aulas, se demandant qui savait et qui a choisi de garder le silence. "Renvoie-t-on la responsabilité à la victime ?" a-t-il questionné.
Les révélations ont eu des répercussions politiques significatives. Peu après, Thomas Rudigoz, maire du 5e arrondissement, a annoncé sa démission du groupe Cœur Lyonnais, entraînant avec lui 14 élus.
Un impact considérable sur la campagne
Jean-Michel Aulas, pour sa part, a choisi de se retirer de ses fonctions au sein du conseil municipal, et il a été démis de ses délégations par la Métropole de Lyon. Doucet estime que si l'affaire avait été révélée plus tôt, cela aurait eu un "impact considérable" sur la campagne municipale en cours.
Il a également souligné que le comportement de l'équipe de Jean-Michel Aulas n'a pas été à la hauteur de la gravité des accusations. Aulas a déclaré avoir immédiatement convoqué son directeur de communication, qui aurait nié les faits en parlant d'une relation "consentie". Il a été écarté des activités de campagne, mais a conservé son poste.
Les violences sexistes et sexuelles, un enjeu politique local
Au-delà de cette affaire, Grégory Doucet veut faire des violences sexistes et sexuelles un enjeu primordial à l'échelle locale. "Il est impératif d'apporter des solutions de protection et de prévention", a-t-il souligné. Il rappelle que durant le mandat précédent, les subventions aux clubs sportifs étaient déjà conditionnées à des formations contre ces violences, élargissant désormais ce dispositif à toutes les associations subventionnées.
Pour initier un changement durable, il a annoncé un pacte municipal de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, dont une commission générale se réunira en septembre pour élaborer un consensus politique transpartisan. Ainsi, Doucet conclut : "Nous devons utiliser cette affaire comme un catalyseur pour une action plus résolue, ne la réduisant pas à un nom sur une liste de victimes."







