Le 10 juin, AXA Prévention a dévoilé son 22e baromètre sur le comportement des conducteurs en France, révélant une réalité inquiétante dans un contexte de hausse de la mortalité routière.
La publication de cette étude a mis en lumière une tendance alarmante : un conducteur professionnel sur dix admet consommer des stupéfiants pour se sentir mieux au volant. Cette étude, dédiée principalement aux conducteurs de véhicules de société, s'inscrit dans un panorama où 75% des répondants avouent conduire souvent en état de grande fatigue, et 59% d'entre eux parcourent généralement entre quatre et cinq heures d'affilée.
Parmi les résultats, le stress semble également jouer un rôle majeur. Ils sont près de 80% à se dire touchés par ce fléau, avec 58% attribuant cette pression aux difficultés de circulations et 57% au stress professionnel. Le sentiment d'insécurité plane également : 22% des conducteurs craignent de croiser des usagers sous l'emprise de l'alcool, et 21% sous stupéfiants, comme le rapporte AXA Prévention.
Les conducteurs professionnels : des kilomètres à risque
Un fait marquant du baromètre est que les conducteurs professionnels parcourent en moyenne 13 540 km par an, ce qui représente une distance supérieure de 53% à celle parcourue par le grand public. Cette exposition accrue les rend plus vulnérables aux différents facteurs de risque. La combinaison de la fatigue, du stress et de la consommation de stupéfiants soulève des questions cruciales quant à la sécurité routière en France.
Les experts s'accordent à dire qu'il est impératif de mettre en place des mesures de sensibilisation et de soutien pour ces professionnels, afin de réduire les risques sur la route. Des initiatives de formation sur la gestion du stress et des campagnes de prévention concernant la consommation de substances pourraient être des pistes à explorer, selon des sources comme L'Express.







