Le tribunal de Lille a décidé de maintenir les restrictions concernant les parloirs de Salah Abdeslam à la prison de Vendin-le-Vieil, suite à des menaces proférées à l'encontre du directeur de l'établissement. Ce rebondissement s'inscrit dans une escalade des tensions entre l'ancien membre des attentats du 13 novembre 2015 et l'administration pénitentiaire.
Dans une ordonnance rendue le mercredi 10 juin et examinée par l'AFP, le tribunal a rejeté la demande d'Abdeslam visant à lever les dispositifs de séparation en vigueur durant ses rencontres. Ce maintien a été justifié par l'apparition de nouveaux éléments, notamment la menace explicite dont a été victime le directeur.
Selon des sources judiciaires, Abdeslam aurait demandé à un co-détenu, le 4 avril dernier, s'il pouvait se procurer l'adresse du directeur. Il aurait alors mentionné son intention d'envoyer "deux ou trois gars" pour "faire une catastrophe", ajoutant qu'il ne souhaitait pas attendre jusqu'à 2086 pour agir. Abdeslam a cependant nié ces accusations.
La dangerosité persistante du détenu
Les tensions autour de Salah Abdeslam sont accentuées par des incidents récents où plusieurs visiteuses, dont sa mère, ont tenté de lui transmettre des objets prohibés au cours de parloirs. Entre nourriture, parfum, huiles essentielles et autres, ces tentatives mettent en lumière un réseau de soutien qui semble organisé autour du détenu, ce qui inquiète les autorités pénitentiaires.
Des experts en sécurité pénitentiaire soulignent que de telles menaces et tentatives d'intimidation révèlent une "dangerosité persistante" de l'individu, bien que ses avocats dénoncent une instrumentalisation de la justice dans cette affaire (source : RTL).







