Samedi matin, une centaine de personnes se sont réunies près de la mairie de Villers-en-Arthies, dans le Val-d'Oise, pour rendre hommage aux victimes d'une tragédie abominable. Un homme a tué son ex-compagne, Angéline, 40 ans, ainsi que leurs deux filles, Jade et Ambre, respectivement âgées de 13 et 9 ans, avant de mettre fin à ses jours, comme rapporté par l'AFP.
Des plaques commémoratives ont été installées, et deux arbres ont été plantés à proximité d'une aire de jeux en mémoire de ces vies précocement éteintes. Ce rassemblement a vu la présence de nombreux enfants, ajoutant une dimension poignante à l'événement.
L'auteur de ce triple meurtre était policier municipal et a agi dans la nuit du 8 au 9 mai au domicile de son ex-compagne. Selon des témoignages recueillis, c'est le nouveau partenaire d'Angéline qui a alerté les autorités, inquiets de ne pas pouvoir la joindre alors qu'ils avaient un week-end prévu ensemble.
D'après ses dires, Angéline s'était rendue chez son ex-compagnon pour garder leurs enfants, ce qui a rapidement tourné au drame. Les statistiques sont alarmantes : en 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, une hausse par rapport aux 96 de l'année précédente, selon les données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).
Cet hommage souligne l'urgence de poursuivre les efforts de prévention et de sensibilisation face à la violence domestique. Les experts appellent à une prise de conscience collective pour enrayer ce fléau, qui continue d'endeuiller de trop nombreuses familles en France. Le sujet reste plus que jamais d'actualité, et la nécessité d'intervenir dès les premiers signes de violence est cruciale pour protéger les victimes potentielles.







