La candidate audacieuse de gauche Nithya Raman se prépare à affronter la maire sortante Karen Bass lors du second tour des municipales de Los Angeles, prévu pour novembre. Ce duel électoral a été magnifié par la chute du candidat républicain Spencer Pratt, soutenu par Donald Trump, qui a subi un sérieux revers.
Selon les derniers résultats du comté de Los Angeles, Nithya Raman a obtenu 28,5% des voix, devançant Spencer Pratt qui a obtenu 25,8%. Les médias américains, notamment CNN et NBC News, envisagent donc un second tour entre Raman et Bass, bien que les résultats soient encore à confirmer.
Membre du Conseil municipal et représentante des idées socialistes, Nithya Raman s'est déclarée satisfaite de cette performance dans un État largement dominé par le Parti démocrate. Sur la plateforme X, elle a exprimé : "C'est un immense honneur que les électeurs nous aient donnés l'opportunité de participer. Notre combat pour un Los Angeles plus sain, plus sûr, plus abordable et plus joyeux continue."
Quant à Spencer Pratt, ex-star de télé-réalité dont la maison a souffert lors des incendies dévastateurs de 2025, il a centré sa campagne sur l'indignation face à la lenteur de la reconstruction de la ville. Avec des promesses de restaurer l'infrastructure et de s'attaquer à la crise des sans-abri, il a tenté de rassembler des électeurs désireux de changement.
Les résultats du vote martyrisent Pratt, qui, après avoir frôlé les 30% durant le dépouillement initial, a vu sa popularité dégringoler lorsque les bulletins par courrier ont été comptabilisés.
- Le rejet de l'agenda MAGA -
Le second tour coïncidera avec les élections de mi-mandat, le 3 novembre prochain. Karen Bass, la sortante, s'est réjouie du rejet apparent de l'agenda pro-Trump en de déclarant sur X : "Los Angeles a renvoyé Spencer Pratt et l'agenda MAGA à l'envoyeur. Nous gagnerons en novembre !" Bass critique un programme de Raman qu'elle perçoit comme permissif vis-à-vis des campements de sans-abri près des écoles et insuffisant en matière de sécurité avec un écart sur l'embauche policière.
Le système de vote californien, qui permet l'envoi de bulletins par courrier valides jusqu'à la date de l'élection, contribue à la lenteur des résultats électoraux dans cet État de 40 millions d'habitants, un problème qui frustre les citoyens de tous bords.
En réaction à la situation, Donald Trump a dénoncé des tentatives démocrates de "voler" les primaires, tandis que son administration annonçait plusieurs enquêtes concernant des allégations de fraudes électorales. Cependant, il est important de noter que la Californie, bastion démocrate, n'a jamais été confrontée à des fraudes d'une ampleur susceptible de modifier les résultats.
La vague de désinformation autour des élections, alimentée par Trump, ne repose sur aucune preuve tangible et continue d'agiter le paysage politique américain. Dans ce contexte, le futur de la mairie de Los Angeles semble plus que jamais rimer avec enjeux cruciaux, tant pour les électeurs que pour le pays tout entier.







