L'essentiel
Lauréate du Tour de France 2025, la coureuse française s'attaque à partir de ce dimanche 3 mai au Tour d'Espagne, qu'elle n'avait pas réussi à terminer l'an dernier. Son objectif est de débloquer son compteur de victoires.
La Vuelta, qui débute ce dimanche et se conclura six jours plus tard avec la redoutable ascension de l’Angliru, sera un véritable test pour Pauline Ferrand-Prévôt. Elle ambitionne de se distinguer dans la péninsule avant de participer au Tour de France cet été. Après des performances en demi-teinte sur les classiques ardennaises, où elle a été éclipsée par sa rivale Demi Vollering, victorieuse de la Flèche Wallonne et de Liège, elle espère se rassurer sur les routes espagnoles.
Bien que la Néerlandaise, tenante du titre, ne prendra pas le départ à Marin en Galice pour se concentrer sur le Giro (qui se déroulera du 30 mai au 7 juin), "PFP" est mise en avant comme la figure de proue d’une épreuve jugée par certains comme la plus difficile jamais organisée. Les deux dernières étapes, vendredi et samedi, s’annoncent cruciales, avec une arrivée à Les Praeres vendredi et le sommet de l’Angliru samedi, un défi redouté pour tous les participants.
Cette saison, la leader de la formation Visma-Lease a Bike est encore en quête de victoire. Néanmoins, elle a obtenu deux podiums, au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix, mais avoue avoir manqué de puissance lors des classiques ardennaises. "Avec l’âge (34 ans), j’ai moins de giclette qu’auparavant. Dans le cadre d'une préparation pour le Tour, je concentre désormais mes entraînements sur les longues ascensions," a-t-elle déclaré après sa 7e place au Mur de Huy.
Le danger Niewiadoma, la révélation Paula Blasi
Lors de sa dernière participation à la Vuelta, Ferrand-Prévôt n’avait pas terminé, mais cela ne l'avait pas empêchée de briller deux mois plus tard lors du Tour de France, où elle s'était imposée avec près de quatre minutes d'avance sur Vollering.
La Polonaise Kasia Niewiadoma, qui avait complété le podium, sera la principale concurrente de la Française, bien qu’elle ait parfois du mal sur les routes espagnoles. La leader de l’équipe Canyon-SRAM a démontré de bonnes performances, en terminant deuxième des Strade Bianche et de l'Amstel Gold Race. "Mon ambition ? Le podium et une victoire d’étape", affirme-t-elle, confiante à l'approche de sa première grande course.
En l’absence de Vollering,FDJ United-Suez comptera sur les talents français Juliette Berthet (née Labous) et Évita Muzic, qui avaient toutes deux figuré dans le top 10 l'an dernier. Il sera aussi essentiel de garder un œil sur la révélation espagnole, Paula Blasi (UAE Team ADQ). À seulement 23 ans, la lauréate de l'Amstel, 3e de la Flèche wallonne et 5e à Liège, participera à son premier grand Tour sur ses terres.







