L’histoire commence en janvier 2022 : après avoir consulté son médecin généraliste à cause de douleurs persistantes, le patient reçoit des ordonnances pour des analyses sanguines. Il est ensuite orienté vers le service d’urologie de l’hôpital public de la Communauté valencienne. L’établissement avait la responsabilité de le contacter pour fixer un rendez-vous. Cependant, le patient ne recevra aucune nouvelle pendant huit mois. Il se rend alors deux fois à l’hôpital avant de finalement obtenir un rendez-vous le 23 mai 2023.
Durant cette consultation, un nouveau rendez-vous est programmé pour le 27 juin 2023 afin de passer une échographie. Ce rendez-vous est ensuite suivi d'une biopsie prévue pour le 19 juillet, reportée au 25 octobre 2023. Finalement, les résultats révèlent un adénocarcinome de la prostate de stade 3, incitant les médecins à recommander une castration chimique afin de ralentir la progression de la maladie.
"Une mauvaise gestion du temps"
Après avoir subi ce traitement, le patient a décidé d'intenter une action en justice contre le Conseil juridique de la Communauté valencienne (CJC), demandant une indemnisation de 36 237 euros au ministère de la Santé. Il évoque une "dysorganisation", une "négligence", et un "manque d'engagement" de la part des professionnels de santé. L’homme déplore également une "mauvaise coordination entre les services" et des "défaillances" dans la gestion des rendez-vous, affirmant que ces retards ont exacerbé sa condition psychologique, y compris des épisodes de dépression et d’insomnie, comme l'a rapporté Antena 3.
Récemment, la Communauté valencienne a examiné son dossier et reconnu un "retard injustifié". Toutefois, elle a conclu que ce retard n’avait pas eu de répercussions sur le pronostic du patient. Par conséquent, l'indemnisation ne s'élèvera qu'à 3 000 euros, en compensation du préjudice moral subi.







