En ce 45e jour de conflit au Moyen-Orient, la trêve entre l'Iran et les États-Unis apparaît de plus en plus fragile suite aux négociations infructueuses du week-end dernier à Islamabad. L'ancien président américain, Donald Trump, a déclaré qu'un blocus des ports iraniens serait mis en place à partir de 16 heures ce lundi 13 avril, dans le but de forcer Téhéran à céder. Face à cela, le régime iranien a qualifié ces menaces de "ridicules".
L'ESSENTIEL
- L'armée américaine a confirmé l'instauration d'un blocus à partir de 16 heures (heure française), interdisant l'accès aux navires de toutes nationalités souhaitant entrer ou sortir des ports iraniens, en l'absence d'accord pour mettre fin au conflit.
- Donald Trump a exprimé son indifférence quant au retour de l'Iran à la table des négociations, révélant un scepticisme croissant sur la volonté de Téhéran de compromis.
- Déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a affirmé que l'Iran était "à deux doigts" d'un accord à Islamabad, rejetant la faute sur les exigences américaines fluctuantes.
- Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont causé au moins six morts, dont un secouriste de la Croix-Rouge libanaise, amplifiant une situation déjà dramatique dans la région.
Le marché du pétrole a réagi à ces développements, le baril de pétrole américain franchissant à nouveau la barre des 100 dollars, en hausse de plus de 7% en un temps record après l'annonce du blocus.
Dans le même temps, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a signalé que l'armée israélienne avait éradiqué la menace d'invasion du Hezbollah, témoignant de l'escalade des tensions dans la région.







