Une opération de grande envergure a eu lieu en Haute-Savoie, résultant en la mise en garde à vue de sept individus. Ces derniers sont soupçonnés d'être impliqués dans le rapt d'un couple septuagénaire dans la commune de Sallanches, qui a eu lieu en janvier dernier. Selon les informations du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), les ravisseurs avaient exigé une rançon de huit millions d'euros, ciblant le fils des victimes, également investisseur dans des cryptomonnaies.
Selon des sources judiciaires, le couple a été enlevé chez eux dans la nuit du 14 au 15 janvier. Ils ont été retrouvés le 16 janvier à Montélimar, dans la Drôme, et portaient des blessures. Le Dauphiné Libéré, qui a initialement couvert l’affaire, a rapporté que les ravisseurs avaient imposé une demande de rançon conséquente à leur fils, exploitant la vulnérabilité d'une situation exacerbée par la popularité croissante des cryptomonnaies.
Aujourd'hui, les suspects sont interrogés par la gendarmerie nationale. Les enquêteurs poursuivent des soupçons de blanchiment d'argent, d'extorsion et de participation à une organisation criminelle. Ces nombreux chefs d'accusation soulignent la complexité croissante des affaires liées aux actifs numériques.
Recrudescence de ce type d’enlèvement
Les incidents d'enlèvements, souvent spectaculaires, visant des ransomwares ou des vols de cryptomonnaies, connaissent une augmentation notable en France depuis début 2025. La montée en popularité de ces actifs numériques a fait naître de nouveaux enjeux pour la sécurité des investisseurs.
Une source proche de l’enquête a mentionné à l’AFP que, bien que les rançons officielles ne soient pas souvent déclarées, des paiements peuvent être effectués en secret pour résoudre de telles situations. « Les enquêteurs tentent de prolonger le délai avant tout paiement, cherchant à minimiser les montants versés », a-t-elle précisé.







