Les discussions s’accélèrent à Lille. Ce lundi 16 mars, Stéphane Baly, figure éminente des écologistes, a formalisé une alliance avec Arnaud Deslandes, le maire socialiste en fonctions, en vue du second tour des municipales prévu le 22 mars. Cette alliance, soutenue par une volonté de changement, répond à des attentes locales.
"Nous avons mené ces discussions avec responsabilité, gravité et détermination, dans le but de poser les bases d'un nouvel élan pour Lille", a déclaré Baly.
Le candidat écologiste, qui a obtenu près de 17,75% des voix au premier tour, a souligné que le soutien du PS, arrivant en tête avec 26,26%, garantit un équilibre au sein d'une majorité diversifiée. Derrière eux, la liste de La France insoumise, menée par Lahouaria Addouche, a recueilli 23,36% des suffrages.
Un choix controversé
Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, a confirmé lors d'une interview sur France Info que des discussions avaient également lieu avec LFI et le PS. Un positionnement qui soulève des questions sur la cohérence des écologistes, certains observateurs voyant d'un mauvais œil cette alliance avec le PS.
Dimanche, Deslandes a salué les nombreuses convergences entre leurs programmes, tout en appelant à une mobilisation de la gauche. Cependant, cette union n'est pas sans critique. La liste insoumise a exprimé sa désapprobation, qualifiant cette alliance d'"incohérence" vis-à-vis des six dernières années d'opposition de Baly.
"Les combines d’appareil n’auront pas raison de la volonté populaire", ont contraint les insoumis à renforcer leur position face à cette alliance.
Avec une liste de candidats encore en course, comprenant également Violette Spillebout (Renaissance) et Matthieu Valet (RN), Lille promet un second tour électoral tense.







