Ce lundi, s'est ouvert le procès de Lucas Larivée, suspecté du viol et du meurtre de Justine Vayrac à Brive en octobre 2022. Évalué à 24 ans, cet agriculteur risque la réclusion à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans. L’audience a commencé par un examen crucial de sa personnalité, qui a révélé un parcours marqué par des traits troubles.
Lucas Larivée a grandi avec des comportements difficiles, engendrant des consultations chez un psychologue à un jeune âge. Malgré ses difficultés d'attention, il a poursuivi ses études et obtenu un bac professionnel. Les débats ont mis en lumière une série de conquêtes amoureuses, où, selon lui, il n’était pas un séducteur, mais reconnaissait cependant avoir connu pas moins de 60 relations, qualifiant certaines de ses interactions de simples "plans cul", un terme qu'il n’a pas rejeté lorsqu'interrogé par son avocat Michel Labrousse.
Relations tumultueuses et agressivité latente
Ses relations amoureuses ont souvent pris un tour tumultueux, à tel point qu'une enquête de personnalité a mis en avant des comportements agressifs lors de ses ruptures. En effet, il est rapporté qu'il est devenu insultant lorsqu’il a découvert des infidélités, en utilisant des mots dégradants pour qualifier ses anciennes partenaires. Plusieurs d’entre elles ont signalé des comportements allant jusqu'à des étranglements pendant les rapports sexuels, un élément alarmant en lien avec la mort de Justine, qui a été qualifiée d’étranglée par le rapport d'autopsie.
Un accusé distant et introspectif
Lucas Larivée est décrit comme "froid et autocentré", des traits de personnalité qui se reflètent dans sa manière de répondre aux questions au tribunal. Lors des interrogatoires, il a montré peu de remords concernant ses actes, presque exclusivement préoccupé par son propre sort. Ce sentiment d’indifférence semble se maintenir lors de ses déclarations, ne s’émouvant que des souvenirs liés à sa propre famille.
Le procès, qui se prolonge jusqu'à vendredi, apporte déjà des éléments troublants sur cet accusé, qui a déjà été condamné à deux ans de prison par la cour correctionnelle de Tulle pour un incendie volontaire. L’affaire est ainsi désormais entre les mains de la justice, mais elle fait déjà résonner de nombreuses questions sur les mécanismes de violence et de désespoir qui peuvent conduire à des actes aussi odieux.







