Ce lundi 16 février, la cour criminelle de Paris examinera ce dossier complexe pendant quatre jours. Les événements se sont déroulés dans l'intimité d'une chambre d'hôtel où la plaignante a déposé une plainte immédiate pour "viol" contre l'artiste marseillais, célèbre pour son titre La Kiffance.
Naps nie chaque accusation et soutient que leurs relations étaient consensuelles après qu'ils se soient rencontrés dans une boîte de nuit, suivies d'une soirée dans sa chambre, en compagnie de deux amis.
Parmi les personnes appelées à témoigner se trouvent ces deux amies, qui pourraient jouer un rôle essentiel en éclaircissant le déroulement de cette nuit. La cour s'appuiera également sur des experts pour trancher sur la question clé : l’acte sexuel était-il consenti ou non ?
Une nuit mouvementée à Paris
En octobre 2021, la plaignante, alors âgée de 21 ans, a décidé de sortir avec ses amies pour se changer les idées dans une discothèque. C'est là qu'elles ont fait la connaissance de Naps, qui les a rapidement invitées à le rejoindre avec son entourage, après quoi ils ont tous décidé de poursuivre la soirée dans une chambre d'hôtel.
Malgré un cadre festif ponctué d'alcool et d'autres substances, la situation prend une tournure tragique. Selon la plaignante, elle s'est réveillée à plusieurs reprises, constatant que ses vêtements étaient manipulés, puis subissant finalement une agression.
Des accusations graves et des témoignages contradictoires
D'après des analyses, des contradictions notables émergent des récits des jeunes femmes, mais le juge a retenu des preuves à charge contre Naps, notamment des messages où la plaignante se décrit comme victime.
D'autres éléments, comme les résultats médicaux de l'examen fait après la plainte, semblent appuyer sa version des faits, renforçant la gravité de la situation pour le rappeur, qui pourrait encourir jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.
Naps défend son honneur
Bien qu'une analyse ADN ait révélé la présence de l'artiste, Naps maintient que l'acte était consensuel. Son avocat, Me Nabil Boudi, a exprimé la volonté de son client de défendre son honneur en toute sérénité.
En 2024, Naps a également été mis en examen dans une affaire similaire dans le Var, où plusieurs autres femmes continuent d'accuser le rappeur de violences sexuelles. Ce en raison de faits semblables se serait produits dans une autre chambre d'hôtel, posant des questions persistantes sur les comportements de l'artiste.







