David Daouphars, accusé d'avoir tué Sylviane et Jean-Claude Muller en décembre 2019 à Izon, a été officiellement renvoyé devant la cour d'assises pour assassinat. Cette décision a été prise par les juges d'instruction, qui ont rendu leur ordonnance fin janvier 2026.
Les faits tragiques remontent à la nuit du 14 au 15 décembre 2019, lorsque le couple a été sauvagement agressé dans sa maison. Jean-Claude, âgé de 58 ans, a subi une dizaine de coups de couteau dans la région du cœur, tandis que Sylviane, 50 ans, a reçu 43 coups, laissant des blessures mortelles, comme l'indiquent les rapports médicaux.
Au fil des années, Daouphars a gardé le silence sur son acte. Toutefois, en 2023, des analyses ADN réalisées par le laboratoire du professeur Christian Doutremepuich à Bordeaux ont identifié des cellules épithéliales retrouvées sous les ongles de Sylviane, confirmant qu'il était bien présent sur les lieux du crime.
Lors de son interrogatoire, il a avoué avoir "merdé" et a affirmé avoir agi dans un moment de panique, exprimant des regrets discrets tout en soutenant que son geste n'était pas prémédité. Son avocate, Me Anne-Charlotte Moulins, défend cette thèse, arguant que le comportement du prévenu après l'événement pourrait être interprété différemment.
Selon les juges, les éléments du dossier, comme le choix de l'heure et la manière d'entrer chez les victimes, soutiennent l'idée de préméditation. En effet, Davouphars est resté sur les lieux pendant plusieurs heures, tentant de nettoyer la scène du crime, ce qui pourrait indiquer qu'il avait élaboré un plan avant agir.
Les avocats des filles du couple, Margaux et Natacha, ont souligné l'impact émotionnel que cette longue procédure a eu sur leur famille, espérant pour elles des réponses et une justice qui punira cet acte inqualifiable.
La cour d'assises de Gironde devrait examiner cette affaire à la fin de l'année 2026, marquant presque sept ans après le meurtre. Ce procès s'annonce comme une étape cruciale pour la famille des victimes, qui attend depuis longtemps d'obtenir des comptes pour ce crime effroyable.







