Le jeudi 5 février, un vaste stock de protoxyde d’azote a été découvert dans un entrepôt de Gonesse, dans le Val-d’Oise. Les forces de l'ordre ont saisi un total impressionnant de 71 palettes, ce qui laisse penser à un trafic d'ampleur considérable.
En soirée, vers 20h40, la brigade anti-criminalité (BAC), en collaboration avec la brigade de sécurité territoriale (BST), a mis la main sur un stock substantiel de protoxyde d’azote, caché dans un entrepôt de la rue Chauvart. Cette opération a été rendue possible grâce à des renseignements ayant alerté les autorités de la présence de ces bonbonnes, souvent utilisées à des fins récréatives.
Les policiers ont donc découvert un vaste site d’entreposage, contenant pas moins de 8 297 bonbonnes de grande taille, 15 576 cartouches standard, 6 048 embouts et 60 313 sachets de ballons. Une enquête préliminaire a été initiée pour explorer les origines de ce matériel et identifier ses potentiels destinataires.
Un entrepôt aux services d'un trafic de grande envergure
D’après une source policière, cette saisie constitue un événement « hors norme » pour des agents habitués à de telles guerres contre les trafics. Tous les éléments présents — bonbonnes, ballons, embouts — semblent indiquer que cet entrepôt servait avant tout à un redéploiement rapide et à grande échelle du protoxyde d'azote, importé de l’étranger pour alimenter de nombreuses commandes à travers la France.
Le protoxyde d’azote, devenu un enjeu majeur de santé publique, notamment parmi les jeunes consommateurs, a causé de nombreux troubles de santé. Des témoins évoquent des risques allant de troubles neurologiques graves à des pertes de connaissance. En outre, ces pratiques entraînent des nuisances sur la voie publique, avec des déchets laissés ça et là, et risquent de provoquer des accidents de la route.
À la suite de la saisie, toute la marchandise a été certifiée sous scellés. Une enquête approfondie est en cours, menée par les services de police judiciaire, pour établir l’origine du stock ainsi que les réseaux d’approvisionnement. Pour l'heure, aucune interpellation n’a été divulguée, bien que le gérant de l’entrepôt soit prévu pour une audition dès cette semaine.







