Un adjoint au maire de Villers-Saint-Paul, Khalid Charki, a été la cible d'une attaque dynamique avec explosifs, qui a brisé le calme de son quartier. Sur les images captées par les caméras de sécurité, trois individus sont vus installant un engin sur son véhicule avant de s'enfuir. Une détonation retentit peu après, laissant place à un nuage de flammes qui consume la voiture. L'élu, qui s'absentait à ce moment, a exprimé son choc : "Ça s'est passé devant mon domicile. On a encore les débris de la voiture".
Ce drame a suscité une réaction forte parmi les riverains, qui ont participé aux efforts pour éteindre le brasier. Ils ont exprimé leur indignation face à cette violence insupportable : "On est peiné. Nous vivons en démocratie, et nous devons nous faire entendre par les urnes". Un voisin a ajouté : "Venir à trois comme ça, c'est un commando; on a franchi un cap".
2 500 élus menacés en 2024 : un constat alarmant
Les raisons de cette agression semblent profondément liées aux actions entreprises par Khalid Charki. En collaboration avec son équipe municipale, il a pris des mesures pour accroître la sécurité dans la ville, notamment par l'installation de caméras en réponse à une hausse des activités de trafic de drogue. L'adjoint note une escalade dans les intimidations à son encontre : menaces, dégradation de propriété, pneus crevés... Il témoigne : "Il y a un lien avec ma délégation, c'est indéniable. Depuis l'installation des caméras, la délinquance a baissé, et j'en subis les conséquences".
Alors que l'enquête se poursuit pour identifier les auteurs de cette attaque, la situation reste préoccupante à l'approche des élections municipales. Selon les chiffres récents, plus de 2 500 élus ont été menacés ou agressés en France en 2024, un chiffre révélateur d'une crise sans précédent. Khalid Charki, face à cette insécurité croissante, envisage avec hésitation sa candidature pour un nouveau mandat.







