La chaîne de télévision d'État iranienne a déclaré ce mercredi que le nombre de décès s'élevait à 3 117 lors des récentes manifestations contre le régime en place. Ce rapport est révélateur d'une répression violentée qui a frappé des milliers de citoyens, provoquant l'indignation tant sur le plan national qu'international.
Ce bilan, attribué à la Fondation iranienne pour les anciens combattants et les martyrs, soulève des inquiétudes majeures quant aux droits de l'homme en Iran. Selon des organisations non gouvernementales comme Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, des chiffres encore plus alarmants sont en circulation, évaluant le nombre de manifestants tués à au moins 3 428, et certains experts estiment que le bilan pourrait dépasser les 20 000 décès. Ce contraste entre les rapports officiels et les évaluations des ONG est frappant et met en évidence une opération de communication destinée à minimiser l'ampleur de la tragédie, comme le souligne la recherche de l'ONU sur cette question complexe.
Parmi les victimes figurent 2 427 personnes, qui sont qualifiées de "martyrs" selon les autorités locales, car elles auraient été des victimes innocentes. Toutefois, la réalité de la situation sur le terrain est bien plus troublante. De nombreux analystes affirment que la violence répressive à l'égard des manifestants témoigne d'un régime en perte de légitimité, et ils mettent en avant l'urgence d'une réaction internationale. La veuve de l'ancien Shah, Farah Pahlavi, a récemment appelé à agir pour éviter que d'autres vies ne soient perdues dans l'indifférence générale.
Les conséquences de cette répression sont visibles dans les rues de nombreuses villes, où la colère des citoyens croît de jour en jour. Alors que le gouvernement tente de contrôler le récit, la réalité des souffrances humaines continue d'émerger, provoquant des appels à la solidarité et à l'action sur la scène internationale.







