La nouvelle taxe appliquée aux revenus supérieurs à 250 000 euros ne génère pas les fonds escomptés. Pour 2025, seulement 400 millions d'euros ont été collectés, bien loin des 1,9 milliard initialement projetés. Cette situation oblige le gouvernement à réajuster ses prévisions budgétaires pour l'année 2026.
Les retombées budgétaires de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) sont désormais revues à la baisse. Selon des sources proches de la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, le montant anticipé s'élève seulement à 650 millions d'euros pour 2026, contre 1,65 milliard prévus initialement, une information également confirmée par des médias tels que Le Monde.
Cette taxe, qui a été mise en place en 2025, impose un taux minimum de 20 % pour les ménages dont les revenus dépassent 250 000 euros par an pour un célibataire, et 500 000 euros pour un couple. Elle avait été introduite par le gouvernement de Michel Barnier et intégrée dans le budget de son successeur François Bayrou un peu plus tard.
Cinq fois moins que prévu l'an passé
Au cours de l'année précédente, la CDHR a déjà déçu, ne rapportant que 400 millions d'euros, soit cinq fois moins que les 1,9 milliard anticipés, comme l'indique Le Monde. Des contribuables ciblés ont visiblement anticipé leurs revenus en optimisant leurs versements de dividendes avant la fin de l'année 2024, une manœuvre qui a réduit les recettes fiscales.
Pour 2026, les prévisions restent sombres ; le montant projeté est passé de 1,65 milliard à seulement 650 millions d'euros. Cette situation est exacerbée par de nouveaux mécanismes d'évasion fiscale et un système de versement particulier de la taxe, qui implique un acompte de 95 % du total dû. Ces éléments ont conduit le gouvernement à faire preuve de prudence, comme l’a signalé l’entourage de la ministre.
Il est également prévu que cette estimation soit mise à jour à l'été 2026 après une analyse approfondie des déclarations de revenus au printemps. Par ailleurs, la pérennité de cette taxe est garantie jusqu'à ce que le déficit public descende sous les 3 %, conformément à un amendement du gouvernement qui a utilisé l'article 49.3 pour l'adopter.







