Ribérac, une ville paisible de Dordogne, a été le théâtre d'une scène de violence inattendue en plein après-midi. Le 10 janvier, un homme au volant de sa Citroën blanche, accompagné de son petit-fils, se rendait à l'épicerie lorsque sa vitre a été brisée par une bouteille de bière lancée avec force. Levant les yeux, il a découvert deux cousins, Kévin et Yoni Baptiste, s'approcher de lui armés de couteaux.
Cette agression a fait l'effet d'une onde de choc dans la communauté locale, surtout car elle concernait des membres d'une même famille. Les frères, issus d'une communauté de gens du voyage, ont été jugés mardi 13 janvier au tribunal correctionnel de Périgueux. Selon les témoignages recueillis durant l'enquête, après avoir brisé la vitre, Kévin aurait tenté de lacérer son cousin, provoquant une blessure à l'avant-bras de ce dernier.
Kévin, âgé de 33 ans, a expliqué avoir cherché à se venger après qu'un incident antérieur ait coûté un œil à l'un de ses proches. Il a déclaré : « Maintenant, c’est réglé », illustrant le climat de tension qui semble régner au sein de cette branche familiale. Yoni, son frère, a nié toute implication durant le procès, tandis que la victime, intriguante dans sa déclaration, a exprimé son souhait de retirer sa plainte, avancant que c'était une simple querelle familiale.
Le procureur de la République a rappelé que la loi devait prendre le pas sur la « justice privée », soulignant la nécessité d'intervenir face à de tels actes de violence. Les avocats de la défense ont cependant tenté de convaincre le tribunal de la confusion entourant les témoignages, soulignant que le flou dans les récits rendait difficile l'identification des coupables.
En fin de compte, le tribunal a statué. Kévin a été condamné à 18 mois de détention ferme tandis que Yoni a écopé de 14 mois. Tous deux ont reçu une interdiction de revenir en Dordogne pendant cinq ans, ainsi qu'une inéligibilité et une interdiction de porter des armes durant la même période. Komuniké de presse de Sud Ouest.







