Le juge antiterroriste chargé de l'attaque meurtrière survenue près de la tour Eiffel en décembre 2023 a récemment finalisé ses investigations. Armand Rajabpour-Miyandoab, un homme d'origine franco-iranienne, est au cœur de cette affaire tragique qui a coûté la vie à un touriste germano-philippin.
Le 6 décembre 2023, Rajabpour-Miyandoab a été mis en examen et incarcéré dans des conditions d'isolement après avoir blessé deux autres personnes avec un marteau. L'assaillant a également été déchu de sa nationalité française, une décision qui a suscité des débats sur les questions de citoyenneté et de sécurité en France.
Deux ans après l'attaque, il continue à revendiquer son acte au nom de l'État islamique. Selon des sources judiciaires, il a explicitement affirmé avoir répondu à un appel du groupe terroriste en occupant « un rôle actif » dans ses actions violentes. Il a mentionné avoir été motivé par les événements au Moyen-Orient, en particulier les actions du gouvernement israélien, ce qui soulève des questions sur l’influence des conflits internationaux sur le terrorisme local.
Rajabpour-Miyandoab avait également retenu plusieurs cibles potentielles avant d'agir, y compris des sites mémoriaux juifs. Ce détail rappelle la nécessité d'une vigilance accrue face à l'antisémitisme croissant en Europe, comme l’a souligné un expert en sécurité nationale, le Dr Jean-François Lemaire : "La radicalisation peut se nourrir de contextes internationaux, et il est crucial que nos politiques de sécurité prennent en compte ces dynamiques complexes."
Sa mise en examen inclut des chefs d'accusation graves tels que l'assassinat et l'association de malfaiteurs liés à une entreprise terroriste. Au moment de l'attaque, des membres de sa famille ont été placés en garde à vue, mais les enquêteurs ont rapidement déterminé qu'ils n'étaient pas impliqués.
Le parcours criminel de Rajabpour-Miyandoab est préoccupant. Condamné à cinq ans d'emprisonnement en 2016 pour un complot terroriste, il avait été libéré en mars 2020 sous condition stricte de suivi psychiatrique, qui incluait des visites régulières chez un médecin coordinateur.
Cette affaire a profondément marqué l’opinion publique et a mis la pression sur le gouvernement français, qui fait face à des défis croissants liés à la radicalisation et au terrorisme, particulièrement après l’attaque d’Arras qui a causé la mort d'un enseignant quelques mois auparavant. Ces événements soulignent l’urgence d’une action politique et sociale pour lutter contre les racines du terrorisme.







