La succession de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, suscite une polémique inattendue. À la suite de son décès en 2023, Buisson a légué ses biens à la Fraternité Saint-Vincent-Ferrié de Chémeré-le-Roi, une décision qui ne semble pas faire l'unanimité au sein de sa famille, notamment avec son fils, Georges Buisson.
Georges a récemment fait des déclarations accablantes, affirmant que la congrégation religieuse aurait tenté de le contraindre au silence en lui proposant une somme d'argent pour se retirer de la succession. Selon ses dires, cette offre inclurait le rachat de ses parts dans plusieurs entreprises liées à son père, spécialisées dans les sondages d'opinion et la communication. La Fraternité aurait ainsi proposé 200.000 euros en juillet 2024, ce que Georges a catégoriquement refusé, demeurant déterminé à récupérer les archives personnelles de son père et à les rendre accessibles au public.
Ce conflit familial a pris une tournure sérieuse, puisque Georges a alerté les autorités ecclésiastiques, y compris Monseigneur Dupont, évêque de Laval, sur ce qu'il qualifie de chantage. À l'heure actuelle, Georges n'a pas reçu de réponse à sa plainte.
La Fraternité, pour sa part, a réfuté les allégations de chantage, précisant que leur démarche était conforme à la loi. Selon la congrégation, se rapprocher de l'avocat de Georges pour discuter de la répartition des biens fait partie d'une procédure normale dans le cadre de la succession.
Un expert en droit des successions a souligné que, selon la loi du 23 juin 2006, lorsque la libéralité dépasse la quotité disponible, des compensations financières sont à prévoir pour les héritiers réservataires. En raison des implications juridiques, la Fraternité reste confiante quant au respect des volontés du défunt.
Cette situation s'est encore complexifiée lorsque la préfecture de la Mayenne a partiellement rejeté le legs. En outre, des menaces de mort visant la compagne de Georges Buisson ont été signalées, ajoutant une note tragique à cette saga familiale. La situation actuelle laisse penser que la bataille pour l'héritage buissonien est loin d'être réglée.







