Un homme de 44 ans, ancien directeur général des services de la mairie de Téteghem-Coudekerque-Village, a été condamné à huit mois de prison avec sursis pour avoir falsifié son curriculum vitae. Ce Marseillais, qui prétendait avoir un doctorat en droit public ainsi que plusieurs maîtrises, a été jugé par le tribunal de Dunkerque alors qu'il avait déjà demandé de multiples renvois pour des problèmes de santé.
Embouché en septembre 2023, son profil séduisant, riche de 24 ans d'expérience dans la fonction publique et dans le secteur privé, a rapidement été mis à mal. Selon le maire, cet homme a commis de nombreuses erreurs et a caché des dossiers, révélant ainsi une incompétence préoccupante. Des courriers envoyés par ses soins étaient remplis de fautes, ce qui a éveillé les soupçons des employés et élus locaux.
L'université d'Aix-Marseille a confirmé qu'il n'avait jamais obtenu le doctorat qu'il prétendait détenir, n'ayant validé qu'une simple maîtrise en droit. Suite à cela, la mairie a porté plainte et a procédé à son licenciement pour faute grave après seulement huit mois de service. En parallèle, l'homme serait soupçonné d'avoir recommencé avec un CV erroné pour postuler à un poste similaire à Golfech, dans le Tarn-et-Garonne.
Cette affaire soulève des questions sur la vérification des qualifications des candidats dans les administrations publiques. Des experts soulignent l'importance d'un système de validation plus rigoureux pour éviter de telles situations, qui peuvent nuire à l'intégrité des institutions publiques. La France doit-elle revoir ses procédures de recrutement pour garantir la transparence et la compétence au sein de ses services publics ?







