Le 31 juillet 2024, Anglet a été le théâtre d'un incident tragique : Ambre, une fillette de un an et demi, a subi une grave attaque de la part d'un rottweiler nommé Uko, non muselé. Alors que ses parents profitaient d'un repas en terrasse, Ambre a été mordue à l'arrière du crâne, provoquant des blessures horrifiantes qui ont nécessité une intervention chirurgicale au CHU de Bordeaux, laissant les parents dans la panique.
Par la suite, le propriétaire du chien, une femme de 28 ans, a été jugé pour blessures involontaires. Au tribunal de Bayonne, elle a exprimé sa culpabilité, en déclarant : "Je sais que je suis responsable, que mon chien n’était pas muselé, et je m'en excuse". Ses excuses, bien que regrettables, ne soulèvent pas moins des interrogations sur la législation en matière de possession de chiens dangereux, où des incidents de ce genre remettent en question la sécurité publique.
des blessures tragiques, des conséquences légales
Uko, classé dans la catégorie 2 des chiens dangereux, avait été attacher à une chaise, mais il n'était pas muselé. L'enquête a également révélé que le chien avait un comportement jugé prédateur envers de jeunes enfants. L'expert en comportement canin a suggéré que ce type d'animal, sans une maîtrise appropriée, représente un danger pour tous les enfants.
Le père d'Ambre, confronté à ce drame, a témoigné de ses doutes et de ses peurs. "Ma fille a cru qu'elle était morte. Les terreurs nocturnes qu'elle a dû endurer sont dévastatrices pour notre famille", a-t-il témoigné, soulignant l'impact psychologique que cet incident a eu sur la vie de leur enfant.
entre responsabilité et compassion
Les débats autour de l'euthanasie du chien Uko se sont intensifiés. Le ministère public a requis six mois de prison avec sursis pour la propriétaire ainsi qu'une amende de 1 000 euros, accompagnée de la demande d'euthanasie du chien. L'association Animaux Assistance Europe a plaidé pour la réhabilitation d'Uko et son placement en refuge, affirmant qu'il devrait avoir une seconde chance.
Selon Maître Myriam Sebban, avocate de la famille d'Ambre, "ce chien présente un danger avéré pour tous. Sa classification et les épreuves subies par Ambre soulignent le besoin d'une réponse juridique stricte ici". En revanche, l'avocat de la défense a tenté de remettre en question, en partie, la responsabilité pénale de sa cliente. En effet, la loi stipule que la muselière n'est pas obligatoire pour les chiens de moins de 9 mois, ce qui pourrait jouer en faveur de la propriétaire.
La décision finale du tribunal est attendue le 2 juillet, laissant en suspens un cas qui a bouleversé une famille et suscité des préoccupations sur la sécurité des enfants face à des animaux potentiellement dangereux.







