Ce jeudi matin, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a affirmé sur RTL qu’il allait annoncer des mesures spécifiques concernant le prix du carburant « dans les tout prochains jours ». Cette annonce intervient alors même que le litre de gazole dépasse les 2 euros, conséquence directe de la récente instabilité au Moyen-Orient. Dans l’immédiat, l’État prend le temps de « concerter et calibrer » ses mesures, tout en promettant un plan d’action rapide.
Mais quelles actions concrètes le gouvernement envisage-t-il face à cette hausse alarmante ? Bien que les détails soient encore flous, Lescure a précisé que les mesures viseraient à soutenir principalement « les gros rouleurs », incluant des secteurs comme le transport routier, la pêche et certaines professions médicales libérales. « Dans les premières annonces, il y aura des actions relatives à la trésorerie », a-t-il ajouté, sans entrer dans plus de détails.
« C’est la tactique du ciblage qui sera efficace », a insisté le ministre. Il a souligné qu'un soutien généralisé risquerait d'être inopérant, et que les choix budgétaires devraient se concentrer sur ceux qui en ont réellement besoin. « Seul le ciblage fonctionnera », a-t-il affirmé, avertissant que les ressources engagées aujourd'hui devront être gérées avec précaution.
« Seul le ciblage fonctionnera »
Interrogé sur la possibilité d'une réduction des taxes sur le carburant, le ministre s'est montré sceptique. « Lorsque nous les réduisons, il arrive que certains intermédiaires profitent de la situation pour augmenter leurs marges. Mais à l'inverse, lorsque nous les augmentons, ces mêmes intermédiaires ne baissent jamais leurs prix », a-t-il déclaré, marquant ainsi une distance face à l'idée d'un blocage des prix.
Ces déclarations témoignent des défis que doit relever le gouvernement dans un contexte déjà difficile pour les ménages et les professionnels. Selon une enquête menée par BFM Business, près de 57% des Français estiment que la hausse des prix du carburant impacte leur pouvoir d'achat de manière significative, tandis que des experts soulignent la nécessité d'une approche plus stratégique pour gérer cette crise, afin d'éviter une aggravation de la situation économique.







