Le 7 février, ACC a finalement confirmé aux syndicats que les conditions pour relancer ses gigafactories ne sont "pas réunies", laissant entrevoir l'annulation définitive des projets en question. Cette déclaration n'a pas surpris de nombreux acteurs du secteur et des syndicats, qui avaient déjà exprimé leurs préoccupations quant à la viabilité des projets.
ACC a déclaré : "Il apparait clairement que les conditions préalables permettant la relance des projets d'ACC en Allemagne et en Italie ne sont pas réunies. Nous travaillons avec les partenaires sociaux pour examiner les modalités de cessation de ces projets. "
Selon l'Union Italienne des Métallurgistes (UILM), le projet de gigafactory à Termoli a été abandonné définitivement, ce qui aggrave la situation pour de nombreux employés et partenaires de l'entreprise.
Les sites d'Opel et Fiat, prévus pour l'implantation des nouvelles usines, ne verront donc jamais le jour. Avant cette décision, ACC avait déjà suspendu les projets, justifiant cette pause par les évolutions technologiques dans le secteur des batteries.
Stellantis dans des turbulences
Stellantis, le groupe derrière ACC, a pris note de cette annonce et souligne qu'il évalue les implications industrielles et sociales engendrées par cette décision, notamment en période de turbulences financières. "Nous sommes attentifs à la situation et mobilisés pour évaluer les impacts", a rappelé un porte-parole de Stellantis.
Le groupe a fait face à des pertes significatives, avec des charges exceptionnelles s'élevant à 22 milliards d'euros, rendant essentielle cette évaluation pour l'avenir de l'entreprise.
Parallèlement, Emanuele Cappellano, directeur pour l'Europe de Stellantis, a déclaré que l'usine de Termoli continuerait à produire des moteurs à essence conformes aux normes environnementales Euro 7, garantissant une continuité opérationnelle du site malgré l'arrêt des projets de batteries.
Un partenaire chinois face à des difficultés de production
ACC continue d'opérer son usine à Billy-Berclau/Douvrin, où sont actuellement fabriquées des batteries lithium-ion NMC. Cependant, les batteries LFP, plus abordables et respectueuses de l'environnement, sont en forte demande dans l'industrie automobile, réputation grandissante pour les véhicules de marques comme BYD et Tesla.
Le partenariat envisagé avec un producteur chinois, destiné à surmonter des problèmes de production, souligne la difficulté actuelle d'ACC face à la concurrence. Cet aspect a été rapporté par *La Tribune*, révélant la nécessité d'une collaboration externe pour optimiser la chaîne de production.
Bien que ACC ait choisi de ne pas divulguer l'identité de son partenaire, elle a insisté sur le fait que ce n'était pas CATL, un fournisseur de batteries lithium fer-phosphate pour Stellantis. L'avenir d'ACC, à un moment charnière pour l'industrie, soulève de nombreuses questions quant à sa capacité à s'adapter au marché en évolution.







