Noémie et Christopher Dormeval, locataires d'un appartement à Saint-Leu-d'Esserent (Oise) depuis fin 2021, se battent quotidiennement contre une humidité omniprésente et une moisissure intraitable. Malgré leurs efforts répétés pour nettoyer les nuisibles, la situation semble empirer. "C'est de pire en pire", confie Noémie, désespérée par le retour des champignons tous les quinze jours.
La présence de moisissure dans leur logement a été constatée dès l'été 2022, bien que tout semblait normal lors de la visite. Un incident alarmant a même eu lieu lorsqu'une tringle à rideau, affaiblie par l'humidité, s'est décrochée et est tombée sur leur canapé, juste à côté de leur enfant. Rapidement, le couple a alerté leur bailleur, Oise Habitat, et a déposé un signalement sur la plateforme gouvernementale Signal Logement. La police municipale a confirmé la présence de moisissures, mais a jugé l'appartement "dans un état correct". Face à une inaction persistante, le couple a finalement sollicité l'aide de Julien Courbet dans l'émission Ça peut vous arriver.
À la suite de cette intervention médiatique en 2023, des travaux initiaux ont été effectués : isolation des caves, restauration des joints extérieurs et installation d'une VMC. Malgré ces efforts, le problème persiste, causant des dommages à des meubles et un coût de vie élevé, avec des factures d'électricité atteignant parfois 180 euros. Noémie, qui souffre d'une maladie pulmonaire et d'allergies, exprime son inquiétude pour la santé de ses enfants, évoquant les risques accrus liés à la moisissure dans leur appartement de deux chambres, où la famille de cinq personnes est en situation de suroccupation.
Oise Habitat a reconnu les problématiques liées à ce bâtiment construit dans les années 1960, affirmant que des travaux sont prévus pour 2027 dans le cadre d'un projet de réhabilitation de 8 millions d'euros, incluant le renouvellement de la VMC. Toutefois, ils admettent que le processus est trop lent.
Les autorités locales soutiennent la demande de relogement du couple. Le maire de Saint-Leu-d'Esserent, Frédéric Besset, se montre ferme : "On met la pression à Oise Habitat, nous ne sommes pas là pour les soutenir". Il encourage la famille à diversifier ses demandes de relogement pour maximiser ses chances d'obtenir un nouveau logement.







