Alors que la menace de licenciements plane au sein de l'usine d'Arcelor Mittal à Dunkerque, la CGT entre dans la bataille judiciaire. Avec 300 postes en jeu, le syndicat a annoncé le lancement de deux recours, signalant des irrégularités dans le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) présenté par la direction.
Selon Gaëtan Lecocq, secrétaire général de la CGT à Dunkerque, l'entreprise reste rentable malgré le PSE. "Nous ne perdons pas d'argent", déclare-t-il, insistant sur le fait que les représentants des CSE n'ont pas été suffisamment consultés lors de la mise en place du plan. Le mouvement syndical espère que ces recours pourront retarder ou totalement bloquer la mise en œuvre du PSE, qui pourrait entraîner des licenciements dès la fin mars. "On est là pour se battre pour nos emplois", affirme Lecocq.
En effet, des sources au sein de l'entreprise estiment que la plupart des postes menacés sont en réalité vacants. Cependant, le syndicat rappelle que même des postes vacants peuvent avoir un impact sur la charge de travail des employés restants. Lors d'une consultation matinée, les salariés ont unanimement soutenu la démarche du syndicat, marquant une solidarité face à la menace de suppression d'emplois.
Les inquiétudes des salariés sont également liées à la perspective d'un futur PSE. Les experts avancent que si les premiers licenciements se concrétisent, cela pourrait ouvrir la porte à de nouveaux plans sociaux dans les années à venir. Pour la CGT, il est crucial de gagner du temps, notamment à la lumière du projet de nationalisation de l'entreprise, proposé par la députée insoumise Aurélie Trouvé, qui a récemment été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale.
La CGT s'oppose vigoureusement au plan social d'Arcelor Mittal
Les syndicats lancent des recours pour contrer les licenciements imminents chez Arcelor Mittal.







