Cette semaine à Saint-Malo, les bénévoles d'Emmaüs ont été confrontés à une situation inattendue. Lors du traitement d'un dépôt, un couple de retraités a remis un sac rempli d'objets. En fouillant à l'intérieur, ils ont découvert un obus de mortier de 25 cm, suscitant l'effroi parmi le personnel.
Selon un des réceptionnistes, le couple a expliqué que ces objets provenaient de souvenirs de Nouvelle-Calédonie. Nous avons été stupéfaits en découvrant une telle chose. C'est une expérience que nous n'aurions jamais imaginée vivre ici,
a-t-il confié. Cette situation a immédiatement attiré l'attention des autorités locales.
La police a été rapidement alertée, et le lendemain, les équipes de déminage se sont rendues sur les lieux pour garantir la sécurité de tous. En France, de telles découvertes ne sont pas inédites. En effet, il n'est pas rare que des munitions non explosées, vestiges de la Seconde Guerre mondiale ou d'autres conflits, refassent surface au cours des travaux ou au détour d'une promenade.
D'après une étude menée par le Ministère de la Défense, plus de 300 tonnes de munitions sont encore enfouies sous terre en France, représentant un danger potentiel pour le public. Le département d'Ille-et-Vilaine, lui-même, a vu des incidents similaires se produire au cours des dernières années. Les spécialistes conseillent à quiconque découvrir un objet suspect de ne pas toucher et de contacter immédiatement les autorités compétentes, un message que la situation d'Emmaüs rappelle vivement.







