Un couple de Saint-Maixent-l'École a été jugé le 16 janvier 2026 par le tribunal correctionnel de Niort pour son implication dans un trafic de drogue. Les forces de gendarmerie ont effectué une perquisition à leur domicile, découvrant une importante quantité de stupéfiants consistant en près de trois kilos de résine de cannabis, 103 grammes de cocaïne et 76 grammes d'herbe, ainsi qu'une somme de 3.888 euros en espèces.
L'homme, âgé de 34 ans, a reconnu avoir exercé un commerce illégal de drogues durant au moins deux ans. Selon le président du tribunal, Éric Duraffour, ses bénéfices mensuels s'élevaient à environ 16.400 euros, amenant un total estimé de près de 400.000 euros. Il a admis acheter la cocaïne à 3 euros le gramme pour la revendre jusqu'à 60 euros, une pratique qui témoigne d'une marge bénéficiaire considérable, très prisée dans le milieu. Le trentenaire a expliqué qu'il utilisait les réseaux sociaux pour toucher une cinquantaine de clients réguliers.
Des pratiques mafieuses mises en lumière
La compagne de l'accusé, âgée de 45 ans, a été qualifiée de naïve par son avocate, Me André Gauchard, malgré les preuves de son implication dans le trafic. Des interceptions téléphoniques ont révélé qu'elle jouait un rôle d’intermédiaire. Au moment de l'interpellation, elle a déclaré qu'elle était choquée par la situation, affirmant : « J’ai failli faire une crise cardiaque… »
Le vice-procureur de la République, Cédric Le Grand, a signalé que les pratiques du couple s'apparentaient à celles de mafieux, notamment en raison de la découverte de six armes, dont un fusil à pompe et un fusil de chasse, tous chargés, dans leur domicile. Aucune de ces armes n’était déclarée, constituant une infraction sérieuse.
Un réseau séduisant la jeunesse locale
Selon des habitants, des plaintes avaient été déposées, entraînant une enquête de proximité. Les agents ont surveillé les allées et venues autour de leur maison et du collège Denfert-Rochereau, où se déroulaient de nombreuses transactions. « La came, il y en avait partout, y compris dans la cuisine », a souligné le président du tribunal, mettant en exergue l’ampleur du trafic. Cette affaire soulève des préoccupations quant à l'influence des drogues sur la jeunesse dans cette région, comme l'indiquent plusieurs experts en addiction.
Finalement, la quadragénaire a été condamnée à douze mois de prison ferme, avec incarcération immédiate, tandis que l'homme a écopé de quatre années derrière les barreaux. Tous deux se voient interdire de posséder une arme pendant quinze ans et tous les biens associés à ce trafic ont été confisqués.







