Depuis novembre dernier, Toulouse s'est dotée d'une nouvelle station-service au sein de l'usine de dépollution de Ginestous, dédiée à la réutilisation des eaux usées traitées. Grâce à cette initiative, la métropole permet à ses agents de nettoyer les espaces publics et d'arroser les espaces verts sans puiser dans les ressources en eau potable. Résultat? Une économie considérable de 500 000 mètres cubes d'eau potable par an.
Cette avancée constitue une réponse à la problématique croissante de la gestion de l'eau, accentuée par le changement climatique. Les eaux usées, une ressource souvent sous-exploitée, représentent une opportunité précieuse. En effet, en France, seulement 1 % des eaux usées est actuellement réutilisé, contrairement aux 14 % en Espagne, selon Le Parisien et 9 % en Italie.
Les agents de la métropole peuvent désormais faire le plein d'eau traitée pour diverses tâches, notamment le nettoyage des réseaux d'eaux usées et le fonctionnement des balayeuses de voirie. En plus de cela, des essais d'arrosage ont été lancés sur les pelouses du Stade toulousain, visant à étudier l'impact du type d'arrosage sur la croissance du gazon en tenant compte des exigences professionnelles du sport.
À travers le projet Val’Réu, cofinancé par l'agence de l'eau Adour Garonne, Toulouse aspire à multiplier les usages de ces eaux traitées. Des collaborations sont également envisagées, comme celle avec Tisséo pour alimenter les futurs lavages des rames de métro sur la ligne C. Le Parisien indique que ces innovations offrent de nouvelles perspectives pour la gestion urbaine des ressources en eau.
En parallèle, d'autres tests sont en cours pour évaluer la possibilité d'utiliser ces eaux traitées dans les sanitaires publics. Cette démarche s'inscrit dans une volonté plus vaste de développement durable et de préservation des ressources naturelles, un objectif partagé par de nombreuses villes françaises.
La station de Ginestous, par son approche avant-gardiste, devient un modèle de référence en matière d'économie d'eau, marquant ainsi une étape importante vers un avenir plus écoresponsable pour Toulouse.







