À 72 ans, Jean-Michel Fourgous, le maire républicain d'Élancourt, une commune de 27 000 habitants dans les Yvelines, a déclaré dans Le Parisien sa volonté de se représenter aux élections municipales de mars prochain. S'appuyant sur un bilan qu'il juge très positif, Fourgous n'a jamais eu besoin de passer par un second tour depuis son élection initiale en 1996 par une marge serrée (123 voix).
« J’aime Élancourt, c’est l’histoire de ma vie, mes trois enfants y ont grandi et j’ai à cœur de la protéger», affirme l'ancien député des Républicains, devenu grand-père en 2024. Avec un moral et une santé rayonnante, il consacre une heure chaque jour au sport, soulignant que cela lui procure l'énergie nécessaire pour mener à bien son rôle. Le maire, dont la femme Aude est cheffe d’entreprise, envisage de prendre sa retraite en même temps qu'elle.
Fort de ses trois décennies d'expérience, Fourgous souhaite poursuivre son engagement local, déclarant : « Exercer le mandat de maire est, à mes yeux, la mission la plus noble qui soit. On interagit directement avec les citoyens ». Selon lui, le rôle de maire exige une expertise solide, du courage et des partenariats efficaces, surtout en période de crise. Dans un contexte où les recettes de la commune ont diminué de 30 millions d'euros en dix ans, il est déterminé à mettre ses compétences au service des habitants d'Élancourt.
Parmi les réalisations récentes, il cite la transformation du Vélodrome national en vaccinodrome lors de la pandémie de Covid, le développement d'un commissariat innovant et l'organisation des Jeux Olympiques de Paris, qui laisseront un héritage durable à la commune. Ces projets sont des jalons pour son mandat et soulignent l'importance de l'engagement local pour le bien-être des citoyens.
Un programme orienté vers la sécurité et l'éducation
Jean-Michel Fourgous a rassemblé une équipe mixte, composée à 50 % de membres du monde associatif, pour piloter son programme. La sécurité est au cœur de ses préoccupations, avec une volonté de renforcer l'action du nouveau commissariat. « Depuis son ouverture, de nombreux habitants m ont fait savoir qu'ils se sentent désormais dans une ville républicaine», déclare-t-il fièrement.
Le maire promet également d'accélérer la végétalisation de la commune, visant à augmenter la surface des espaces verts à plus de 50 %. Par ailleurs, il continuera à investir dans les infrastructures publiques, en mettant un accent particulier sur les écoles. Dans le domaine éducatif, la lutte contre l'échec scolaire est une priorité, et il se réjouit de la création de la Commanderie, un projet de cité numérique accessible à tous, qui contribue à susciter des vocations chez les jeunes.
Cependant, Fourgous devra faire face à une opposition marquée, avec trois listes concurrentes : une union de gauche, une autre menée par Michèle Rossi (Renaissance) et un collectif citoyen dirigé par Jean Baptiste Minjoulat-Rey. Dans le passé, il a été critiqué par l'opposition concernant ses dépenses, mais il lâche : « Mon opposition est toujours dans la stigmatisation, mais elle n’a ni idée, ni projet ! » La campagne pour les municipales s’annonçant prometteuse, les enjeux se dessinent autour des priorités essentielles pour l'avenir de la commune.







