Lors de son discours annuel, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères de France, a annoncé la création d'une direction dédiée à la souveraineté économique. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de transformation géopolitique et de défis croissants sur le plan commercial et économique.
À l'heure où le climat international devient de plus en plus incertain, ce changement vise à répondre aux enjeux majeurs posés par l'intelligence artificielle et à préparer la France à sa présidence du G7 en 2026. Les sujets cruciaux comme la surproduction chinoise et le sous-investissement européen figurent au cœur des préoccupations. Le ministre a affirmé que l'Europe doit jouer un rôle de leader, notamment en s'appuyant sur ses atouts technologiques pour répondre aux crises actuelles.
Une priorité pour le futur
Face aux défis du « chantaged commercial » et aux risques d'interdépendance, le ministre a souligné la nécessité d'une approche proactive. « Nous devons renforcer notre résilience économique », a-t-il déclaré, appelant à la création d'une direction chargée de la souveraineté et de la sécurité économique. Cette direction, qui viendra remplacer la précédente entité dédiée à la diplomatie économique, se concentrera sur la sécurisation des approvisionnements critiques.
Dans un climat où certaines grandes puissances monopolise des ressources essentielles, Jean-Noël Barrot a insisté sur l'importance de coopérer au niveau européen, notamment en partageant les talents et les données pour développer l'intelligence artificielle et la technologie quantique. « Une mise en commun nécessaire pour renforcer notre compétitivité », a-t-il ajouté.
Vers une diplomatie économique modernisée
Ce nouvel organe vise à établir des relations plus claires entre secteurs et pays, garantissant une meilleure stratégie pour l’avenir. Selon des experts du domaine économique, cette réforme pourrait placer la France en position de force sur la scène internationale. La tribune de l'économiste Paul Fristot souligne que « cet effort témoigne d'une prise de conscience nécessaire pour faire face aux enjeux contemporains ».
Le Quai d'Orsay entend ainsi se doter des moyens nécessaires pour se défendre contre les menaces extérieures tout en soutenant les secteurs les plus fragiles de l'économie nationale. Avec une intention ferme d'agir d'ici 2026, l'approche française pourrait bien inspirer d'autres nations à suivre cette voie. La France se positionne donc comme un acteur clé dans le rééquilibrage des forces économiques globales.







