Six semaines après avoir pris les rênes du pays à la suite d'un coup d'État post-électoral, la junte militaire en Guinée-Bissau a prononcé l'interdiction de toutes les conférences de presse et déclarations publiques non autorisées. Cette directive vise à maintenir la paix et la cohésion sociale, selon un communiqué officiel.
Les autorités militaires ont accusé certains groupes ethniques, notamment des figures politiques, d'organiser des réunions secrètes pour inciter à la violence et à la désobéissance face à la charte de transition mise en place.
« Toute contestation contre l'ordre public décrété par les autorités sera sévèrement réprimée, » a déclaré un porte-parole de la junte, insistant sur la gravité de la situation politique actuelle, déjà instable.
Le coup d'État, qui a abouti au renversement du président Umaro Sissoco Embalo le 26 novembre 2025, a été justifié par des accusations de complots orchestrés par des barons de la drogue cherchant à semer le chaos dans le pays. Cependant, certains analystes, comme ceux du site d'information Le Monde, estiment qu'Embalo aurait pu orchestrer ce coup pour interrompre un processus électoral qui lui était défavorable.
Le climat politique actuel est selon des experts tel que Dr. João Silva de l'Université de Lisbonne, « d'une complexité extrême, susceptible de mener à des tensions ethniques. » La Guinée-Bissau, déjà marquée par des crises politiques depuis son indépendance en 1974, pourrait très bien se diriger vers une escalade de la violence si cette situation perdure.
À l'heure actuelle, la junte militaire s'efforce de maintenir le contrôle, tout en restreignant systématiquement la liberté d'expression, élément fondamental de toute société démocratique. La communauté internationale suit de près ces développements, appelant à la rétablissement de l'ordre constitutionnel et à des élections transparentes.







