Les dirigeants européens, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz, ont exprimé leur ferme condamnation des récentes violences en Iran, où plus de 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués depuis le début des manifestations le 28 décembre. Dans une déclaration conjointe publiée ce vendredi 9 janvier, ils ont décrié le traitement inacceptable des protestataires par les forces de sécurité iraniennes et appelé le régime à respecter les droits fondamentaux de ses citoyens.
« Nous sommes profondément préoccupés par les informations concernant les violences infligées par les forces de sécurité iraniennes et adressons notre plus forte réprobation quant au meurtre de manifestants », ont souligné les dirigeants européens. Ils ont insisté sur la nécessité pour les autorités iraniennes de garantir la liberté d'expression et de permettre des rassemblements pacifiques, sans craindre de répressions. Cette position fait écho à la déclaration de l'ONG Iran Human Rights, qui provoque l'alarme face à la brutalité des forces en réponse aux manifestations.
Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a réagi en affirmant que le régime ne « reculerait pas » devant cette agitation populaire, qui s’intensifie de jour en jour. Alors que la contestation prend de l’ampleur, de nombreux experts estiment que la pression internationale pourrait jouer un rôle crucial pour encourager des réformes et éviter des violences supplémentaires. Selon plusieurs analystes, ignorer cette agitation populaire pourrait entraîner des conséquences désastreuses, tant pour le régime que pour la stabilité de la région.
Les appels à la retenue des dirigeants européens s’inscrivent dans une volonté de justice, mais aussi d'instaurer un dialogue. Ils exhortent les autorités iraniennes à mettre fin aux violences et à protéger leurs citoyens, une demande qui trouve des résonances à travers le discours international, alors que l'intérêt global pour les droits humains est plus que jamais en première ligne.







