En mai 2026, la petite commune de Mauriac, en Gironde, a été le théâtre d'un ménage monumental. Le maire, Émilie Vaillet, et ses élus ont dû faire face à un appartement de 60 mètres carrés entièrement envahi par des canettes de bière. Un cas qui établit des réalités alarmantes sur le syndrome de Diogène, dont souffrait l'ancien locataire, combiné à des problèmes d'alcoolisme.
Après un travail acharné durant quatre jours, les élus ont débarrassé le logement d'une quantité incroyable de déchets, comme l'indique Sud Ouest. Émilie Vaillet a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, révélant l'ampleur du désastre. "Nous avons hérité d'un logement communal dans un état inimaginable", a-t-elle déclaré.
Un sol recouvert de déchets
Les élus avaient déjà découvert les conditions de ce logement lors d'un diagnostic énergétique fait un an et demi auparavant. À l'époque, ils avaient trouvé une scène désastreuse où des packs et des canettes jonchaient le sol, rendant la superficie totalement impraticable. "Il y en avait jusqu'aux genoux", a rapporté la maire, ajoutant que dans la cave, des sacs-poubelles étaient entassés "à hauteur d'homme".
Un coût de nettoyage exorbitant
Pour nettoyer ce logement, c’est à l’équipe municipale de prendre les rênes, car le coût des devis pour une entreprise externe était jugé excessif, atteignant 8 000 euros. Émilie Vaillet a précisé : "C’est une dépense que nous souhaitions éviter aux contribuables". L’objectif ultime est de remettre cet appartement en état pour pouvoir le relouer.
Cette situation n’est pas sans poser des questions sur la gestion des biens communaux, d’autant plus qu'elle met en lumière la nécessité d'une meilleure prévention et d’un accompagnement pour les personnes vulnérables. L’initiative des élus de Mauriac pourrait inspirer d'autres communes confrontées à des problématiques similaires.







