Mercredi, la Commission Européenne a donné son approbation au rachat du groupe français Aluminium Dunkerque par le groupe bahreïnien Aluminium Bahrein (Alba), concluant que cette transaction n'affecterait pas la concurrence au sein du marché européen.
"La Commission a conclu que l’opération notifiée ne soulèverait pas de problèmes de concurrence, compte tenu de la position de marché combinée limitée des deux entreprises".
Aluminium Dunkerque, un ancien fleuron de l'ex-groupe industriel Pechiney, est un site de production majeur situé dans le nord de la France, générant chaque année 300.000 tonnes d'aluminium et employant environ 750 personnes. Les produits issus de ce site sont essentiels pour divers secteurs, notamment l’automobile, l’aéronautique et la défense.
Une opération évaluée à près d'un milliard d'euros
Le propriétaire de l’entreprise, le fonds d'investissement américain AIP, avait divulgué son intention de vendre à Alba pour un montant estimé autour d'un milliard d'euros. L’annonce d’une potentielle vente avait suscité des inquiétudes au sein des syndicats et le gouvernement français avait promis une vigilance accrue face à de tels repreneurs. Bien qu'une participation de Bpifrance au capital ait été envisagée, cette information ne reste pas confirmée pour l'heure.
Alba, fondé en 1971, produit 1,6 million de tonnes d'aluminium par an. Le groupe bahreïnien a garanti que le rachat n’influencera pas l’emploi à Dunkerque et a promis de mettre en place une "stratégie industrielle de long terme", avec une attention particulière sur la réduction des émissions de carbone et le recyclage. La question de l'approvisionnement énergétique accessible demeure également un enjeu prépondérant pour l’entreprise.
Les experts, comme ceux de l’Institut de recherche économique, saluent cette étape mais appellent à un suivi attentif des engagements d'Alba.







