La situation géopolitique, notamment la guerre entre l'iran, israël et les états-unis, pourrait-elle freiner cette tendance ? Selon les données de l'institut statistique turc (tüik), dévoilées le 4 mai, les prix à la consommation ont progressé de 4,2 % en avril, par rapport à 1,9 % en mars, sous l'effet des augmentations des tarifs du logement, des services publics et des combustibles.
À istanbul, l'inflation a frôlé les 36,9 % sur une période de douze mois, tandis que des secteurs comme l'éducation et le logement enregistrent des hausses alarmantes de 50,6 % et 46,6 % respectivement. Ces statistiques officielles, néanmoins vues avec scepticisme par certains experts, indiquent que l'inflation pourrait dépasser les 50 %, selon un groupe d'économistes de [Enag](https://www.enag.org/).
Cette reprise inflationniste est en grande partie attribuée à la montée des prix de l'énergie et des matières premières, exacerbée par les tensions au moyen-orient. Le ministre des finances turc, mehmet simsek, a évoqué une situation qu'il considère "difficile mais gérable". Cela dit, il a également précisé que la turquie a des voies d'importation diversifiées qui minimisent les risques. Cependant, la flambée des prix affecte déjà gravement le quotidien des Turcs. Ainsi, France Info rapporte des augmentations significatives dans des produits de base, comme le pain pita, dont le prix a grimpé de 23 % juste avant le début du ramadan.
« nous avons une faible exposition directe au détroit d'oruzm... ceci assure notre approvisionnement énergétique » a-t-il rassuré.
Les prévisions de la banque centrale concernant l'inflation, initialement fixées entre 13 % et 19 %, ont été récemment révisées à 15 % à 21 %, indiquant que la situation économique demeure turbulente. Les répercussions de ces fluctuations sur le bien-être des citoyens sont préoccupantes, alors que beaucoup trouvent déjà difficile de subvenir à leurs besoins quotidiens. La turquie doit naviguer dans un environnement économique de plus en plus incertain.







