Une simple déclaration du chancelier allemand Friedrich Merz sur l'Iran a déclenché une onde de choc au sein de l'industrie automobile européenne. À la suite de ses propos affirmant que les États-Unis n'avaient « visiblement aucune stratégie » en Iran, Donald Trump a réagi en annonçant une augmentation soudaine de 25 % des droits de douane sur tous les véhicules importés d'Europe, prévue pour la semaine prochaine. Cela vise spécifiquement l'industrie automobile allemande, qui, avant les précédentes barrières douanières, exportait environ 450 000 voitures par an vers les États-Unis.
La réaction sur le marché a été immédiate : les actions de constructeurs renommés tels que BMW, Daimler, Mercedes, Porsche et Volkswagen ont chuté dès l'ouverture de la Bourse de Francfort. Cette annonce met à mal l'accord conclu en juillet 2025 entre Washington et Bruxelles, qui limitait précédemment les droits de douane à 15 %.
En parallèle, Trump a reçu le roi Charles III à la Maison Blanche et a annoncé la suppression des droits de douane sur le whisky écossais et le bourbon du Kentucky. Ce geste, présenté comme une marque de courtoisie pour le Royaume-Uni, apparaît aussi comme une stratégie commerciale. Dans son message sur Truth Social, Trump a déclaré : « En l'honneur du roi et de la reine du Royaume-Uni, je vais supprimer les droits de douane sur le whisky ». Cette juxtaposition trahit une approche diplomatique où le whisky devient une arme dans les relations commerciales.
Une diplomatie par les droits de douane
Le contraste entre la menace sur l'Union européenne et l'avantage accordé au Royaume-Uni est saisissant. Alors que les voitures européennes risquent d’être surtaxées à 25 %, le Royaume-Uni bénéficie d'un allègement fiscal sur ses produits emblématiques. Ce n'est pas la première fois que Trump utilise les spiritueux comme un instrument diplomatique. L’année dernière, un accord était conclu avec le Royaume-Uni pour une taxe de 10 % sur la majorité des produits britanniques importés. Pour la France, Trump avait également évoqué une taxe de 200 % sur le vin, avant de finalement faire marche arrière.
La méthode Trump devient ainsi manifeste : les voitures, les vins, le whisky et d'autres spiritueux forment un arsenal de sa politique commerciale, anticipant les négociations formelles. Dès lors, derrière ces droits de douane, c’est bien la géopolitique qui se dessine, et l’on constate que les enjeux commerciaux sont souvent mêlés à des manœuvres politiques.







