En Gironde, un mouvement grandissant s’élève contre les nuisances sonores engendrées par la Route nationale 10. Les habitants, inquiets pour leur cadre de vie, se sont rassemblés au sein d'un collectif appelant à des mesures antibruit. Chaque jour, près de 50 000 véhicules circulent, dont un grand nombre de poids lourds, causant un bruit incessant qui perturbe le quotidien des riverains.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le bruit permanent des véhicules constitue une véritable gêne. Après 25 ans de vie à proximité de la RN10, Sylvie Lotte, dont le jardin est mitoyen à la route, explique : "Dès que j'ouvre la porte, je ressens une différence. Quand il fait beau, j'essaie de profiter de mon jardin, mais c'est difficile avec ce vacarme". Selon un relevé effectué avec un sonomètre, les décibels atteignent des niveaux alarmants en période de fort passage.
Malgré ses tentatives pour vendre sa maison, Sylvie se heurte aux conséquences du bruit : "J'ai accueilli de nombreux visiteurs, mais dès qu'ils découvrent mon jardin, ils se désistent". Elle est désormais membre du collectif "RN10-trop de bruit !" qui s'est récemment constitué pour donner plus de poids aux revendications des riverains.
Ce collectif, composé d'une trentaine de personnes, compte parmi ses membres Stéphanie Tallier, une mère de famille qui insiste sur la nécessité d'actions concrètes : "Nous avons besoin de panneaux antibruit pour diminuer ce désagrément. Plus nous serons mobilisés, plus notre voix sera entendue".
Plusieurs centaines de milliers d'euros pour financer les panneaux
Il y a quelques années, la mairie de Virsac a mis en place des protections en terre dans l’espoir de réduire la pollution sonore. Cependant, le collectif demande maintenant la construction de murs antibruit plus performants et durables. Cette option est envisageable, comme l'affirme Christiane Bourseau, la maire (sans étiquette) de Virsac : "Nous, en tant que municipalité, faisons également des demandes de subventions, car c'est un projet que nous ne pouvons pas financer seuls".
Le coût de cette initiative pourrait atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros, une somme que le collectif espère voir prise en charge par l'État pour améliorer la qualité de vie des habitants de Virsac.







