Suite à la suspension d'un animateur périscolaire soupçonné de viol d'une mineure, la mairie de Guyancourt a décidé de portant plainte pour diffamation. Ce lundi, elle réagit aux attaques virulentes sur les réseaux sociaux qui frappent la municipalité après cette tragédie.
L'incident a suscité une vive émotion au sein de la commune. En effet, trois enquêtes sont actuellement en cours : deux administratives menées par la mairie et la direction départementale jeunesse et sports (DDJS), ainsi qu'une enquête judiciaire. L'animateur, qui travaille pour la ville depuis plus de trois décennies et jusqu’ici sans antécédents judiciaires, a été suspendu à titre conservatoire, selon Le Parisien.
Le maire François Morton (divers gauche) a déclaré : « Nous avons mobilisé des agents pour analyser nos structures et évaluer nos procédures d'accueil, notamment le travail en binôme. Nos enquêtes ne détermineront pas si des faits graves ont eu lieu, mais nous visons à identifier les failles et les améliorations possibles ». Les résultats de ces analyses devraient être disponibles sous peu et présentés aux représentants des parents d'élèves.
Le préfet des Yvelines sollicité après la fuite d’informations confidentielles
L’affaire a été révélée au public après qu'un parent ait signalé des changements de comportement inquiet chez sa fille de 3 ans. La petite aurait exprimé un sentiment de douleur lors du bain, mettant en cause un « monsieur du centre ». Ces déclarations ont conduit les parents à désinscrire leur enfant des activités périscolaires, soulevant dès lors une alerte validée par les autorités locales.
Face à cette situation, le maire a encouragé la famille à se rendre au commissariat de Saint-Quentin-en-Yvelines pour déposer plainte. « Nous avons traité cette affaire avec sérieux et précaution », a affirmé Morton, soulignant l'importance de la réactivité de ses services. Des examens médicaux ont été effectués pour vérifier la situation de l'enfant à l'hôpital André-Mignot de Versailles.
Malheureusement, la famille ne s'attendait pas à un tel battage médiatique. « Ils se sont sentis perdus », indique François Morton, qui a également exprimé son indignation face aux commentaires accusateurs sur les réseaux sociaux. « Quand je lis que la mairie serait complice, je ne peux pas rester inactif », a-t-il ajouté.
Enfin, le maire a sollicité le préfet des Yvelines afin d'initier une enquête sur la fuite d'informations confidentielles. « Je ne suis pas au courant des avancées, mais je me suis engagé à suivre cela de près », conclut Morton.







