Les mois se succèdent dans ce lent processus de reprise du marché immobilier des Deux-Sèvres. Les professionnels poursuivent leur activité, et la majorité des projets aboutissent, bien que la prudence reste de mise.
À l’automne 2025, le marché immobilier des Deux-Sèvres semblait reprendre prudemment. Plusieurs mois plus tard, une légère confiance s’est installée chez les acteurs du secteur, qui affichent des sourires plus larges. Cette évolution est largement attribuée à la saisonnalité de l’immobilier, où la vente et la visite sont plus agréables sous un ciel ensoleillé qu’en temps de pluie. « Globalement, l’année 2025 a été satisfaisante en termes de transactions », soutient Alice Gaufichon, membre de la Chambre départementale des notaires. Nous observons une reprise et une stabilisation du marché tant à l’échelle nationale qu’au niveau local.
Les agents immobiliers continuent de se référer aux années post-Covid qui avaient bouleversé le marché au début des années 2020. Bien que cet eldorado ait été de courte durée, il a laissé des séquelles en termes de prix. Les professionnels peinent à convaincre leurs vendeurs que les réalités d'hier ne correspondent plus à celles d'aujourd'hui et que les acheteurs, mieux informés que jamais, sont armés pour négocier.
Des taux qui se stabilisent
Malgré un contexte politico-économique incertain, les projets immobiliers repartent dans la plupart des communes. Cette embellie est favorisée par la stabilisation des conditions de financement. Cependant, l’équilibre demeure fragile, et les banques restent prudentes dans leurs démarches. « La plupart des établissements financiers semblent motivés pour accompagner les projets, mais ils doivent respecter les critères du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière), précise Thomas Barbotte, courtier chez Cafpi.
Le neuf semble repartir
Quant au marché du neuf, après des mois d'inactivité qui ont plongé le secteur dans la crise, les ventes de terrains semblent connaître une légère reprise dans le Niortais. « La vente de terrains à bâtir était quasiment inexistante, mais cela commence à revenir petit à petit,» indique Louis-Gaby Gibert de l’agence Sainte-Marthe. Une avancée qui, bien que timide, est accueillie avec un certain optimisme.
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