Depuis lundi, plusieurs dizaines de salariées des ateliers de May, qui appartiennent à Chanel depuis 2021, se mobilisent à Aulnay-de-Saintonge. Ce mouvement de grève, visant à obtenir des augmentations de salaire, a commencé par un débrayage de deux heures, avant de s'intensifier avec des rassemblements quotidiens.
Au plus fort de la mobilisation, jusqu'à 90 employés étaient présents, représentant presque la moitié des 170 salariés. Alexandra Pierre, une maroquinière et membre du CSE, s'exprime au nom de ses collègues : "On a demandé une augmentation de 400 euros, car pratiquement toutes travaillons au SMIC. Certaines d'entre nous sont dans la maison depuis 20 ans, rémunérées comme de nouveaux employés dans d'autres secteurs de Chanel. La direction reste silencieuse et cela pèse sur le moral des équipes, qui se sentent dévalorisées."
Avec un fort climat de mécontentement, les grévistes continuent d’évaluer leur mobilisation chaque soir. Un point crucial a été soulevé par un expert du monde du travail, qui explique que les salaires doivent être révisés pour attirer et maintenir les talents dans des secteurs comme celui de la maroquinerie. Le climat économique récent, y compris l'inflation, exacerbe le besoin d’une révision salariale.
La direction n'a pas encore répondu aux demandes des grévistes et n’a pas souhaité commenter cette situation de mécontentement. Ce silence pourrait alimenter davantage le ressentiment parmi les salariées, qui espèrent une sortie de cette crise par des négociations constructives.







